Illustration dénoncant les services publiques à Bort Les Orgues

Histoire de barrages de bort à Redenat

En mars 2019, la commission européenne a relancé une procédure d’infraction contre la France pour l’obliger à mettre les concessions des barrages en concurrence. En pleine mobilisation des gilets jaunes, qui contestaient les effets de la privatisation des autoroutes, alors que sourdait le mécontentement sur les privatisations d’aéroports (Nice, Toulouse…) et que se profilait une sérieuse controverse sur la privatisation d’Aéroports de Paris, l’avertissement de l’UE tombait mal…

Pour barrer la privatisation

La menace de Bruxelles n’était pas la première : en 2015 déjà, la France avait reçu une mise en demeure. Le gouvernement actuel avait répondu en 2018 par une proposition de mise en concurrence de cent-cinquante barrages dont la concession expirait avant 2023.
Si les salariés d’EDF dénoncent le danger depuis plusieurs années, au printemps ils furent relayés par les gilets jaunes qui partout manifestèrent contre la grande braderie organisée par le gouvernement. Ainsi à Bort-les-Orgues, le 6 avril, plusieurs centaines de personnes, syndicalistes et gilets jaunes se retrouvaient-ils pour contrer les injonctions de Bruxelles et la soumission de Paris. Il faut dire que le département de la Corrèze est particulièrement concerné avec cinquante-huit barrages, produisant 8 % de l’hydroéletricité du pays.

« Quand tout sera privé, on sera privé de tout » clamait une gigantesque banderole suspendue au-dessus du barrage de Serre-Ponçon (Savoie), lors d’une manifestation de gilets jaunes le 8 mai 2019.

Gigantesque banderole suspendue au-dessus du barrage de Serre-Ponçon
Crédit photo : alpternatives.org

 

Les barrages sont la plus ancienne énergie renouvelable encore existante (avant il y avait les moulins à eau et à vent). Ceux de la vallée de la Dordogne ont été construits des années trente aux années soixante. Ils ont coûté à la société, non seulement en investissements, publics mais aussi en sacrifices humains (disparition de villages entiers). Ils sont aussi la seule énergie renouvelable pilotable et flexible : l’énergie éolienne et solaire ne sont pas à disposition, c’est quand le vent et le soleil veulent bien. L’eau du barrage est (presque) toujours là, stockée et sert d’outil d’ajustement ou de lissage quand les autres défaillent.

Parmi les opposants, il y a cent-sept députés de toutes obédiences qui, dans une résolution commune, estiment « dangereuse et irrationnelle l’ouverture d’un secteur stratégique », et, bien sûr, des salariés d’EDF. L’un d’entre-eux, Sébastien Poujois, également délégué CGT basé à Brive, nous dit : « On a les mêmes créneaux que les gilets jaunes, la même conscience du vol du patrimoine. Et bien sûr, la privatisation ne fera pas baisser le coût final… » Tous pointent les mêmes risques : le premier est économique. Alors que la filière est largement bénéficiaire
(1,5 milliard d’euros chaque année) et que le parc est en bon état, quel est l’intérêt pour l’État de ne garder que le nucléaire qui, lui, ne l’est pas ? Le deuxième est sécuritaire. Sébastien Poujois : « Si on fait l’impasse sur les entretiens (béton, vannes), les vallées en aval sont menacées » car les énormes masses d’eau libérées peuvent les inonder en très peu de temps. « De tous les ouvrages construits de main d’homme, les barrages sont les plus meurtriers » déclarait l’ingénieur André Coyne, concepteur du barrage de Malpasset (Var) dont la rupture provoqua la mort de quatre-cent-vingt-trois personnes en 1959.
De surcroît, les retenues d’eau alimentent en eau refroidissante un certain nombre de centrales nucléaires. Si on ne peut privatiser le nucléaire, peut-on laisser aux mains du privé l’eau qui lui est indispensable ?
La sécurité est aussi celle de l’approvisionnement en eau des populations. La députée Marie-Noëlle Battistel, auteur de rapports sur le sujet, met en garde contre « un danger pour la sûreté des usagers et la sécurité en approvisionnement ». Au moment où l’on prévoit, compte tenu du réchauffement climatique, de sérieuses baisses de la ressource, on peut redouter des fluctuations sur les prix en cas de pénurie.
Les agriculteurs, qui sont les plus gros consommateurs d’eau, risquent d’être touchés. Ils se servent dans les retenues d’eau et en exigent d’autres (comme à Sivens où le projet annulé revient dans les tuyaux), ou en construisent de façon illégale, comme au lac de Caussade, dans le Lot-et-Garonne. Si on leur conteste l’accaparement de l’eau, pourquoi l’accorder à des entreprises dont le but est uniquement lucratif ?
Pour le tourisme, en Corrèze, ce sont quatre-mille hectares de lacs sur la Dordogne et la Vézère qui sont concernés. Ce sont les principaux centres touristiques du département. Actuellement, indique Sébastien Poujois, EDF garantit aux territoires une cote touristique, obligatoire et sans contrepartie. Qu’en serait-il demain ?
Le gouvernement, par la voix d’Édouard Philippe, a indiqué le 12 juin qu’il n’accepterait pas le morcellement de ce patrimoine, tout en indiquant qu’il respecterait le droit européen…

Les syndicats et les élus emmenés par madame Battistel demandent que, comme ailleurs en Europe, les barrages soient considérés comme des services d’intérêt économique général.

Redenat, une STEP qui pompe l’air

Quand nous avons rencontré les syndicalistes de la CGT, hostiles aux privatisations des barrages, ils nous ont parlé de la STEP (station de transfert d’énergie par pompage) de Redenat, un projet qu’EDF et les syndicats soutiennent : un échange d’investissements contre la prolongation des concessions.

Une STEP permet par le pompage (on fait monter l’eau), quand la demande d’électricité est basse, de conserver une masse d’eau qui sera turbinée (on la fait chuter) en période de demande intense. C’est à ce moment que, comme sur un barrage, l’électricité est produite. Mais à la différence du barrage, la STEP ne produit pas, elle utilise puis restitue l’électricité. Ce cycle peut se reproduire indéfiniment, c’est pourquoi il s’agit à la fois d’une énergie véritablement renouvelable et à la demande. Il ne s’agit pas ici d’augmenter la capacité de production, mais de la stocker. On comprend pourquoi ce projet, vieux de quelques décennies, revient sur le tapis des réflexions sur la transition énergétique, ainsi qu’en attestent la visite de Sébastien Lecornu, alors secrétaire d’État auprès de Nicolas Hulot, en juillet 2017 et le rapport de la mission parlementaire sur les freins à la transition énergétique de juin 2019…

Le site de Redenat, au nord de Saint-Privat, sur le territoire des communes d’Auriac et de Bassignac-le-Haut, serait parfait du point de vue des adeptes des STEP. Le bassin inférieur existe déjà : la retenue d’eau de Chastang. Une galerie souterraine a été creusée dans les années 80, la chute de trois-cent-quatre-vingt mètres de haut entre les deux bassins, une opération foncière déjà bouclée puisque les expropriations ont été réalisées, enfin une ligne à haute tension d’évacuation de l’électricité existe à proximité… Si on ajoute que la Corrèze fait partie des départements désignés pour expérimenter les nouveaux contrats de transition écologique…
Enfin, les agriculteurs entrés dans la bataille de l’eau ne sont pas les derniers à vouloir créer partout des retenues d’eau dans lesquelles ils se servent, pour l’irrigation, à un coût inférieur à celui des particuliers. À ce titre, la chambre d’agriculture de Corrèze soutient le projet.

Pourtant, dans le département, ce projet ne suscite pas que de l’enthousiasme, des associations écologistes : Corrèze Environnement, Sources et Rivières du Limousin, Association de Défense de l’Environnement de la Xaintrie, Turenne Environnement se sont prononcées contre. Chez les habitants non plus. Certains ont constitué l’association Réfléchir et Informer sur la STEP de Redenat, dont la présidente, Annick Benazech, est par ailleurs conseillère municipale à Bassignac le Haut. Interrogée, elle fait un sort à l’argument de l’énergie durable : le pompage se ferait avec un mix énergétique dont 75 % provient du nucléaire.

Mais les opposants craignent principalement les conséquences environnementales sur le territoire : si tout est presque bouclé, la création de la STEP nécessiterait encore l’engloutissement de trois-cent-soixante hectares en plein coeur de la Réserve mondiale de la biosphère reconnue par l’UNESCO, riveraine d’un site Natura 2000 et élément essentiel de la trame verte et bleue (réservoir de biodiversité) qui abrite un grand nombre d’espèces d’oiseaux, de lépidoptères, chiroptères, rares et parfois protégées. L’ennoiement sous trente-huit millions de mètre-cube d’eau ferait aussi disparaître zones humides, bois et prairies… Ensuite, ajoute Annick Benazech « les grandes retenues d’eau produisent, avec la matière organique qui s’y décompose, beaucoup de méthane, dont le pouvoir réchauffant est beaucoup plus important que celui du CO2 [soixante-douze fois dans les vingt premières années, vingt-cinq fois sur une période de cent ans, selon le rapport du GIEC de 2007] ». Qui a dit priorité à la lutte contre le réchauffement climatique ?
Et ce n’est pas tout : « Le barrage du Chastang s’est rempli au fil du temps de sédiments stabilisés mais contenant, entre autres matières indésirables, du phosphate, du nitrate qui vont être remis en suspension dans la retenue d’eau avec libération de composés extrêmement toxiques pour la vie aquatique et pourraient provoquer son extinction sur des dizaines de kilomètres en aval d’Argentat et des perturbations possibles jusque dans l’estuaire de la Gironde ». Réserve mondiale de la biosphère jusque quand ? Le document d’EDF évoque seulement lui, un « impact négligeable sur l’environnement ».

Autre petite question : on parie sur des quantités d’eau. Pourtant celles-ci s’amenuisent du fait du réchauffement climatique auquel les barrages participent, mais aussi parce que l’eau ainsi retenue ne s’écoule plus et s’évapore en plus grande quantité (30 %). Entre émissions de gaz à effet de serre et assèchement des territoires, est-ce bien raisonnable ?

Enfin, le sujet qui tue, celui des emplois, qu’agite un certain nombre d’élus. Annick Benazech revient sur les barrages qui étaient censés faire vivre la Corrèze et ont plutôt contribué à sa dévitalisation, déstructurant les territoires par la mort de la vallée en amont d’Argentat. « De plus, les emplois promis se révèlent toujours, à la fin, des emplois non durables liés aux travaux, des emplois peu qualifiés parce que les compétences ne sont pas présentes en Xaintrie. Il faudrait prendre le temps de les former et ce n’est jamais ce qui se passe, comme à Nant de Drance, en Suisse,qui sera mise en service cette année et où l’essentiel des emplois ont été détachés ou en grand détachement : deux statuts pour une même réalité : des travailleurs qui viennent pour quelques mois (différentes spécialités se succédant sur le chantier : tunneliers, turbiniers, bétonniers, etc.) sans leur famille, logés en village ouvrier avec cantine et lingerie, ils ne dépensent rien sur place. »

Alors que faire ? Pour Annick Benazech, les STEP, « c’est comment faire pour ne rien changer, alors qu’on pourrait commencer par réduire nos consommations finales, relocaliser les boucles production-consommation-stockage, on a aujourd’hui toutes les technologies pour le faire, et raisonner nos usages de l’électricité. La STEP relève d’un mode centralisé d’organisation de la production et du transport de l’électricité qui nous rend très fragiles. »

Par Anne Flipo

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Un commentaire

  1. Bonjour,

    Bravo pour votre article trés bien écrits. Vous évoquez cependant quelques éléments erronés sur la STEP de Redenat, aussi je me permet ce commentaire pour tenter d’éclaircir quelques points.

    L’enjeu environnemental est là effectivement car la zone est d’intérêt écologique… mais il ne faut pas oublier que c’est aussi parce que les terrains ont été achetés par EDF au début du projet et laissés en friche pour partie ce qui a permis d’étendre énormément la zone humide pour qu’elle devienne telle que nous la connaissons aujourd’hui.
    Toujours pour rester sur l’enjeux écologique, en cas de construction d’une retenue telle que celle de REDENAT, la réglementation oblige le concessionnaire à compenser la « perte » de l’écosystème en créant des zones d’intérêts hydrologique et pour la biodiversité de surface d’une à deux fois supérieure à l’existant. Autant dire qu’il s’agit là d’un investissement colossal pour l’environnement au travers de réhabilitation ou de création d’espaces protégés.

    Indépendamment de la phone et flore locale, les STEP sont toujours d’un enjeux écologique majeure, particulièrement avec les scénarios tout ENR qui vont nécessiter des capacités de Stockage très importantes (de l’orde de 130 TW.h pour un scénario tout ENR telle que décrit dans certaines études récentes).
    Dans ce contexte les STEP sont l’outil le moins polluant (de tout point de vue) et présentant le meilleur rendement (celui qui a le moins de perte d’énergie entre la phase de stockage et la phase de restitution). Il est donc faux de dire que les STEP sont d’intérêt uniquement économique. Il est vrai que la création du marché de l’électricité a permis aux STEP existantes de rétablir leur équilibre budgétaire… mais cela n’est pas suffisamment pour que d’autre projet voit le jour en France (c’est essentiellement l’aspect économique qui a provoqué l’arrêt de REDENAT). De nombreux autres pays dans le monde ont compris l’intérêt de « stocker » l’énergie produite pour compenser la non commandabilité des ENR. La France a des besoins moindre de stockage aux travers de STEP justement parce que le mix énergétique Français est composé à 80% de Nucléaire pour la base, que l’ajustement de production est essentiellement fait à partir de l’hydraulique et que la part des ENR est faible. Avec les enjeux environnementaux et les accords de Paris, la part des ENR dans le mix énergétique Français va augmenter et nécessitera des capacités de stockage plus importantes. A ce titre dans le Programmation Pluriannuel de l’Energie (PPE), ce sont 3000 MW de stockage qui sont envisagé d’ici à 2050 et REDENAT en fait partie. L’enjeu des STEP n’est donc pas de rendre le systéme plus fragile comme vous l’écrivez, c’est tout le contraire.

    Concernant les émissions de Méthane des retenues, les études récentes montrent effectivement que les barrages sont plus ou moins source d’émission de gaz à effet de serre. Cependant, les latitudes des aménagements ont une influence importante sur la quantité de gaz à effet de serre produit (les fortes températures et les phénomènes pluvieux accélèrent le processus de transfert gazeux). Les textes scientifiques sur le sujet mettent en évidence que les centrales hydroélectriques en Europe de l’Ouest ont un impact climatique quasiment nul. Par ailleurs pour tracer le bilan carbonne d’une STEP telle que REDENAT il faudrait tenir compte et déduire les émissions rejetées par la végétation que la retenue est venue remplacer (forêt, marais, étangs etc.). Dans ces conditions en terme d’émission de CO2 et de Méthane, le bilan pourrait être quasiment à l’équilibre pour REDENAT.

    L’évaporation fait partie du cycle naturel de l’eau. Vous savez pertinemment que 90% de notre planète est recouverte d’eau, ce qui lui vaut son appellation de « planète bleu » . La majorité de l’évaporation terrestre se produit au niveau des océans. Si l’on s’en tient aux chiffres connues sur REDENAT, la retenue de représenterait une aggravation de l’évaporation naturelle de la planète de 0,00000067 %. Pour que le calcul soit parfaitement exact, il faudrait tenir compte des autres modes de vaporisation de l’eau comme l’évapotranspiration des végétaux présents dans la zone à l’endroit de la retenue, qui comme vous l’écrivez très judicieusement, est d’intérêt écologique majeur ! Là encore, le projet de REDENAT présenterait un bilan à l’équilibre par rapport à l’écosystème qu’il remplace.

    Vous avancez une pollution du bassin de la Gironde par les sédiments de la Dordogne qui serait mis en suspension dans la retenue de Chastang par le turbinage de la STEP de REDENAT. C’est, d’abord, oublier que pour les différents barrages sur la Dordogne, le transit sédimentaire est une obligation environnementale réglementaire. D’autre part, il me parait ici utile de signaler que sur la Truyére, affluent du Lot, une STEP est déjà présente, d’une puissance similaire au projet REDENAT. Le Lot se jette, comme la Dordogne, dans la Garonne. De maniére assez similaire, le Tarn dispose également d’une station de pompage et turbinage (avec le plus gros groupe hydraulique de france). Le Tarn se jette également dans la Garonne… L’ajout de la STEP de Redenat mettrait donc en péril la biopshére de l’estuaire de la Gironde ? Sérieusement ?

    Concernant les emplois et les retombés économiques, vous occulter d’une part les nombreuses années de taxe professionnelle reversés aux territoires sur lesquels sont implantés les différents barrage. Quand on voit ce que certaines communes des Alpes et des Pyrénées ont réussi a développer grâce a ces importantes mânes financières on est en droit de se demander comment a été utilisé l’argent en Limousin ? D’autre part, lorsque vous parlez d’emploi « non-durable », il faut quand même expliquer que c’est sur une période de 10 ans et que les contrats d’aujourd’hui impose l’embauche de mains d’œuvre dans les clauses de partenariats sociaux. C’est aussi l’occasion pour certains chercheur d’emploi de découvrir et apprendre un nouveau métier à forte valeur ajouter. Par ailleurs, la main d’œuvre pendant une dizaine d’année sur le chantier est de nature a générer de l’activité pour les restaurateurs, hôteliers, commerce locaux. A terme c’est l’implantation d’une vingtaine de famille en permanence pour faire fonctionner l’aménagement, mais c’est aussi la venue régulière de prestataire extérieur pour les différents chantier et le recours aux services d’artisans locaux (paysagiste, serrurier etc…). Bien entendu, après le chantier, l’aménagement n’assurera pas la vie économique des communes, mais ce sera toujours un vecteur d’activité supplémentaire.

    Concernant les changements par lesquels ils sera nécessaire de passer pour réduire nos émissions de CO2 et éviter un emballement de la température terrestre d’ici à la fin du siècle, il y a bien lieu de réduire nos consommation comme vous l’écrivez, mais cela ne représente qu’un petit quart de l’effort qu’il faudra produire pour limiter la hausse de la température à deux degrés seulement. Les 75% restants doivent être fait collectivement, par le « système » : en changeant, entre-autre, nos modes de transports, nos modes de productions, nos modes de consommations, le fonctionnement économique, etc…

    Encore merci pour votre article.

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