Le tour de passe-passe sanitaire

Depuis les annonces présidentielles du 12 juillet, le pays est en émoi. Si l’obligation de se faire vacciner n’a pas été décrétée, les mesures envisagées et le calendrier de leur mise en œuvre inquiètent sous bien des aspects. Nous avions déjà un pied dans ce qui s’apparente à une dictature, quand bien même serait-elle sanitaire : voici que nous allons y poser le second. En toute incohérence et au mépris de tout ce qui peut fonder une société démocratique. Nous rencontrons Zébra Lux, médecin en Corrèze, pour tenter de mieux comprendre ce qui se joue là.

Es-tu inquiète par rapport à la situation actuelle depuis la mise en place du passe sanitaire ? 

Cette situation est au premier abord anxiogène et lorsque je prends du recul, je vois une grande maltraitance de la population et une atteinte grave à nos libertés ainsi qu’au serment médical, non justifiée à mon avis. Au cours de ma formation, j’ai pourtant souscrit au serment d’Hippocrate afin de ne pas nuire à mes patients et de respecter leurs choix, chacun étant libre d’accepter ou refuser les soins qu’on peut lui conseiller. Il me semble que l’instauration du passe sanitaire viole ces deux principes élémentaires.

Citons quelques passages du serment d’Hippocrate : «  Mon premier souci sera de rétablir, de préserver ou de promouvoir la santé dans tous ses éléments, physiques et mentaux, individuels et sociaux. […]

Je respecterai toutes les personnes, leur autonomie et leur volonté, sans aucune discrimination selon leur état ou leurs convictions. J’interviendrai pour les protéger si elles sont affaiblies, vulnérables ou menacées dans leur intégrité ou leur dignité. Même sous la contrainte, je ne ferai pas usage de mes connaissances contre les lois de l’humanité. […] Je préserverai l’indépendance nécessaire à l’accomplissement de ma mission. Je n’entreprendrai rien qui dépasse mes compétences. Je les entretiendrai et les perfectionnerai pour assurer au mieux les services qui me seront demandés. […] Que les hommes et mes confrères m’accordent leur estime si je suis fidèle à mes promesses ; que je sois déshonoré(e) et méprisé(e) si j’y manque. »

La liberté individuelle de chacun ne se heurte-t-elle pas actuellement à une responsabilité collective face à ce virus ?

Il est difficile de parler de liberté quand on oblige certaines catégories professionnelles à se faire vacciner et que le passe sanitaire est une forme de contrainte à la vaccination et quand il est prévu que le test Covid sera payant. Or, on parle de vaccins qui ont une autorisation de mise sur le marché conditionnelle. En d’autres termes, dont on saura ultérieurement si les bénéfices sont supérieurs aux risques. 

Les chiffres doivent ici nous renseigner et ils sont éloquents : au 2 septembre 2021, on comptait 4,4 millions de morts dans le monde sur plus de 200 millions de personnes infectées, 114 680 morts en France. Le taux de létalité lié à ce virus est ainsi évalué entre 2 et 3%. La mortalité concerne pour 80% , des personnes de plus de 80 ans et/ou avec des terrains fragiles comme l’obésité, les maladies cardio-vasculaires, le diabète. 

Les premières causes de mortalité dans le monde, selon les chiffres en 2020 de l’International Agency for Research on Cancer, indiquent 10 millions de morts liés au cancer. En 2019, selon l’OMS : 9 millions pour les cardiopathies ischémiques, 7 millions liés au tabagisme actif, un peu plus de 6 millions pour les AVC, suivent les affections respiratoires comprenant la broncho-pneumopathie chronique obstructive et les infections respiratoires. En 2018, toujours selon l’OMS, on relevait 7 millions de morts liés à la pollution extérieure. On compte 425 millions diabétiques, dans le monde, d’après la Fédération internationale du diabète, et 5 millions de personnes décédées du diabète en 2015. 

Ainsi, le taux de létalité lié à ce virus est très faible, surtout lorsqu’on le compare à ceux du diabète, de la pollution, ou de la tuberculose par exemple. Sous cet angle, il me semble que les mesures sanitaires actuelles sont totalement disproportionnées, d’autant que les autorisations de mise sur le marché de ces vaccins sont conditionnelles : nous sommes clairement en phase d’expérimentation et pourtant soumis, pour beaucoup d’entre nous, à l’obligation vaccinale, quoique déguisée. C’est scientifiquement incompréhensible. Lorsque nous sommes, nous médecins, consultés pour émettre un avis quant à la vaccination d’un patient, nous devons (et c’est la première fois dans l’Histoire) garantir qu’il ou elle a reçu les informations lui permettant un consentement libre et éclairé, alors que c’est faux : beaucoup de gens se font vacciner sous la contrainte (perte de travail…) et sans informations contradictoires ! En outre, beaucoup de patients se font vacciner sans même notre avis.

La Haute Autorité de Santé et le Collège National des Médecins Généralistes nous ont pourtant alertés, notamment quant aux incertitudes liés aux éventuels effets secondaires à moyen ou long terme (tromboses, myocardie, émergence de maladies auto-immunes, infertilité et avortements naturels…), à l’efficacité – inconnue – face à la transmission du virus ou face aux variants (dont ils pourraient même favoriser peut-être la prolifération), ou concernant la durée de protection dont on ne sait pas grand-chose. Le bon sens invite donc à simplement se méfier.

Cette pandémie de Covid révèle une société malade dans son hygiène de vie, dans ce qu’elle mange, boit, respire et élimine, dans sa façon de gérer le stress et de bouger ou non dans son quotidien. 

Pourquoi rendre l’autre responsable ? Est-ce le virus le responsable ? Celui qui choisit de ne pas se vacciner ? Pourtant nous savons que le vacciné peut transmettre la maladie, d’où le maintien des mesures barrière. Qui est responsable de son corps et sa santé ? Qui est responsable de la planète et de tous ses êtres-vivants ? 

Ta position en tant que médecin ne semble pas correspondre à ce que pense la grande majorité de tes collègues. Comment peux-tu l’expliquer ?

La médecine conventionnelle soigne le corps physique. La médecine traditionnelle chinoise, la médecine ayurvédique, la médecine anthroposophique, la naturopathie, la médecine fonctionnelle, la micronutrition, l’homéopathie prennent en compte le terrain, la dimension psycho-émotionnelle, l’environnement de la personne. Depuis le début de la pandémie, on parle de « guerre » et on parle du vaccin comme d’une « arme ». La vision de la maladie ne peut se limiter à l’éradiquer, mais à une compréhension du désordre interne et à un approfondissement de la connaissance de soi et de la vie. Tout acte a des conséquences et l’utilisation d’une arme peut entraîner des dommages collatéraux. Ma position est d’appeler à la prudence. Ma place est d’informer et de laisser la personne choisir « libre et éclairée ». Il y a des incertitudes, les données scientifiques évoluent au fil des mois et les informations changent, d’où l’incompréhension des décisions politiques qui ont été prises. 

Dans le passé, nous avons vu les conséquences de l’usage abusif des antibiotiques avec l’émergence de résistances et de l’apparition de super-bactéries. Nous sommes revenus sur des schémas vaccinaux en enlevant la dose des trois mois des nourrissons et des rappels tous les vingt ans entre 25 et 65 ans. Chaque individu est différent et il est difficile de prévoir comment il va réagir à un traitement. Quoiqu’il arrive, la notion de perte de chance ou de balance bénéfices-risques doit être posée et ce, individuellement, aux vues de la mortalité de cette affection. 

Interdits de prescrire en leur âme et conscience, ce que subissent aujourd’hui les médecins est d’une grande violence. Les pressions sont nombreuses, qu’elles émanent de l’Assurance Maladie (schémas vaccinaux imposés avec échéances calendaires strictes aux 15 septembre et 15 octobre, recoupement des données numériques et violation du secret médical) ou du Conseil de l’Ordre qui pousse à une vaccination massive, à commencer par celle des médecins en tant qu’exemples. La plupart des collègues croient en outre en l’efficacité de ces vaccins, c’est sûr, mais ils appliquent aussi un protocole tête baissée, par peur des éventuelles représailles ! C’est grave.

Comment expliquer les positions du conseil de l’ordre ? Pourquoi les recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé ou de l’Association Nationale des Médecins ne sont-elles pas écoutées ?

La médecine est fondée sur le dogme que le microbe est l’ennemi à abattre et la vérité est que nous sommes dans une société où nous avons peur de la mort, de la maladie, de nos propres émotions et en ce sens, nous avons peur de vivre autant que de mourir. La médecine conventionnelle s’occupe du corps physique et c’est par le corps physique que l’on meurt. En temps de guerre et dans une médecine du corps physique, la vaccination est la solution, comme en attestent les données actuelles. Seulement, ces données évoluent et aujourd’hui, les scientifiques reconnaissent que nous ne parviendrons pas à éradiquer ce virus avec la vaccination (communiqué du 8 septembre 2021 de l’Académie nationale de médecine) et que cette infection évoluera vers une affection banale. 

En juillet 2021, l’OMS ne conseillait pas la vaccination des plus jeunes de moins de 18 ans en raison de manque de données sur l’innocuité sur cette tranche d’âge et que l’affection est bénigne dans cette population. Elle souhaitait que le surplus de doses soit donné aux pays pauvres pour les personnes les plus vulnérables soient vaccinées. Cette organisation a un regard sur le monde et voit les inégalités quant au fait que les pays les plus riches aient pu se procurer les vaccins. Ces mêmes pays riches qui gardent leurs doses pour les plus jeunes. Est-ce la peur qui pousse à ne pas écouter l’OMS ? Je ne sais pas. La stratégie ne peut pas être d’ordre sanitaire, vu ce qui a été dit plus haut. J’imagine que cette décision peut changer pour plus d’égalité et de solidarité étant donné que cette pandémie (« guerre ») est mondiale. 

Quel protocole conseillerais-tu face au virus Covid-19 et ses variants ?

Je conseille déjà que la personne puisse choisir comment elle souhaite être traitée. En toute transparence et humilité, nous devons également reconnaître qu’il y a des incertitudes. Le reconnaître ne devrait pas ni être un frein, ni être plus anxiogène. Quand on prend la voiture, on prend un risque d’avoir un accident mortel, je ne parle pas des accidents domestiques possibles ou qu’une éventuelle comète puisse tomber sur notre planète. 

En prévention, Hippocrate disait « que ton aliment soit ta première médecine». Ainsi, une alimentation riche en anti-oxydants, avec des fruits et des légumes, un apport en acides gras omégas 3, un apport en vitamine D et en zinc à adapter en fonction de leur dosage par une prise de sang. Une bonne gestion du stress avec une pratique d’activité physique en conscience, la cohérence cardiaque, la marche, s’attacher à avoir son quota de sommeil réparateur, avoir des pensées positives, prendre soin de soi, de son bonheur, profiter de sa famille, être soi-même en paix et serein. Tout cela se cultive comme un jardin intérieur et extérieur. Bien sûr, se laver les mains avec du savon. Cela ressemble un peu à ce qui a été pu vivre par certains pendant les confinements. 

En cas de maladie, des données récentes reconnaissent l’efficacité de l’ivermectine en préventif et curatif (recherches menées par l’institut Pasteur). Il existe des protocoles en fonction de l’état et du terrain de la personne, avec 30 mg de zinc matin et soir, de la vitamine D, des antibiotiques, anti-agrégants plaquettaires ou anti-coagulants, mais il y a des personnes qui ont guéri et ont calmé leurs maux avec du paracétamol, d’autres ont pris de la phytothérapie, des huiles essentielles ou de l’homéopathie, de l’acupuncture. 


Que penses-tu de la vaccination des mineurs, actuellement en cours ?

Je ne comprends pas pourquoi il faut les vacciner massivement alors que le risque de forme grave est pour eux très très faible : la balance bénéfices/risques est ici très basse. Il me semble que cette incitation n’est pas du tout dans l’intérêt des enfants.

D’autres régions connaissent des situations sanitaires plus difficiles : tes positions ne sont-elles pas liées à la relative tranquillité de la situation en Corrèze ?

Le fond du problème, c’est la peur de la maladie et de la mort. Dans les régions qui sont fortement touchées par le virus, cette peur engendre une impression de guerre et on impose alors l’utilisation d’armes massives, efficaces et violentes, pour apaiser la situation à court terme : il devient alors plus simple que tout le monde se fasse vacciner. Un peu comme on administre des pesticides dont l’efficacité à court terme est évidente pour peu qu’on ferme les yeux sur les terribles conséquences sur l’humain, la faune ou la flore. La même balance bénéfices/risques indique pourtant qu’il suffirait de baser la vaccination sur les populations à risque qui en tireraient a priori un bénéfice, la chose étant trop risquée pour les autres.

Quelle serait ta conclusion ou les perspectives que tu dresses ?

La dramatique situation sanitaire actuelle met en avant toutes les défaillances et nous oblige à tout remettre à plat. Tout notre système de santé me semble à revoir. Je crois qu’il nous faut désormais aller vers une médecine individualisée qui tienne compte du corps et de l’esprit, de l’environnement dans lequel on vit, de l’air que l’on respire, de l’eau que l’on boit, de la terre qui nous nourrit. Une médecine globale qui tienne compte de notre société, de la planète, de nos ressources naturelles, des valeurs, de nos priorités, de la connaissance de soi, du vivant, de la vie. Une médecine du corps physique qui oeuvre main dans la main avec les médecines naturelles pour s’enrichir l’une l’autre, pour affronter cette crise existentielle et aller vers une société plus respectueuse de l’humain, et plus globalement de la nature. Pour cela, chacun doit se positionner en apprenant à discerner la vérité en s’informant, choisir entre l’amour qui amène à la foi, à l’unité ou la peur qui amène à la division. Chacun doit trouver sa place, se responsabiliser avec respect de soi puis respect de l’autre et de la nature, en respect avec les « lois de l’humanité », ce n’est pas que dans le serment d’Hippocrate. Et pourquoi pas mettre en place des études avec des personnes volontaires pour ne pas se faire vacciner ? Quelles seraient alors leur évolution avec les médecines naturelles ? 

La médecine générale et les médecines naturelles peuvent s’enrichir l’une l’autre pour affronter cette crise existentielle et aller vers une société plus respectueuse de l’humain, et plus globalement de la nature.

Propos recueillis par Actarius

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