Les êtres vivants sont faits de chimie et d’électricité. Notre tête est polarisée positivement, nos pieds négativement. Des électrons parcourent sans cesse notre corps, transmettent de l’énergie, donc de l’information. Or, quand on place un électron dans un champ électrique, un champ magnétique, quand on le bombarde d’ondes de différentes natures et fréquences, sa trajectoire est modifiée. C’est pourquoi depuis l’électrification de la Terre – A. Firstenberg la situe à l’année 1888 au vu des statistiques de la grippe –, la totalité des êtres vivants est influencée en bien et en mal par les millions de lignes électriques au 50 Hertz alternatif et maintenant les millions d’antennes de téléphonie mobile. Abeilles, insectes, mammifères, oiseaux, plantes, humains : tout le monde est concerné.
Le livre du Dr Firstenberg est une somme gigantesque de connaissances. Le dernier quart de l’ouvrage est une bibliographie de publications scientifiques partout dans le monde, qu’il articule dans le texte pour démontrer l’hypothèse énoncée au début. Les académies, par contre, considèrent que ce serait une entrave au développement du commerce, de l’industrie et de la culture que de reconnaître les effets biologiques des ondes électro-magnétiques sur la santé des populations. Comme au 15e siècle quand les institutions menaçaient Galilée de le mettre sur un bûcher s’il continuait d’affirmer que la Terre tournait autour du soleil, il n’est pas possible aujourd’hui pour un médecin de diagnostiquer les ondes comme facteur de symptômes pour des maladies comme le diabète ou une maladie coronarienne, sans se faire inquiéter puis radier par l’ordre des médecins. Sans doute après la lecture de ce livre, nous ne changerons pas la société, mais nous changerons le vocabulaire qu’on utilise pour la décrire.
Par FRED BOUTET
La Trousse Corrézienne DU LOCAL, DU LIBRE, DU BEAU, DE L'ECOLOGIE, DU DRÔLE, DU FRAIS