
À l’heure où j’écris ces lignes, le mouvement des gilets jaunes a accepté de faire converger ses revendications avec celles d’une partie du mouvement syndical. En ce début du mois de février, le jaune fluo a donc côtoyé dans la rue le rouge des drapeaux côtisés et la myriade colorée de ceux de Solidaires, notamment. À la bonne heure ! serait-on tenté de dire. À cette convergence porteuse d’espoir ne se bornait pas à une consultation symbolique, car au-delà de savoir si les gilets jaunes ont perdu leur âme en agissant ainsi, il s’agit de s’interroger sur l’efficacité de ce mode d’action dans un pays où, à l’évidence, il n’y a plus rien à attendre du dialogue social tel qu’il existe, au-delà d’un « grand débat » organisé par la classe dirigeante.
Si le rapport au travail reste le cœur des enjeux actuels, il est à craindre que rien n’évoluera de façon significative sans un réel rapport de force. Bloquer durablement le système économique capitaliste en utilisant et en faisant vivre le droit de grève reste donc une perspective ô combien nécessaire, d’autant que le printemps arrive et qu’il y a certainement bien mieux à faire que d’échauffer les journées de bikol !
Des lycéens enfermés dans les salles de classe depuis que le ministère a effrayé leurs parents, mais l’ont dit : ils sont très inquiets quant à leur avenir et il y a franchement de quoi ! Alors ? On attend quoi, quelques temps et on pense à demain vraiment ? Chiche ?
Stéph.
Stéph.







