« Je te soutiens… moi non plus »
Le champ de bataille des législatives est plein d’histoires d’amour incomprises, d’amoureux frustrés et de cœurs d’artichaut ou disons plutôt de soutiens non réciproques ou voilés, pour sortir de l’exagération sentimentale. Christophe Jerretie en a fait les frais, candidat En marche ! (ou plutôt : au pas !), soutien de la première heure et revendiqué d’Alain Juppé, membre du comité « Jeunes avec Juppé », qui a apporté son parrainage au maire de Bordeaux lors de la primaire de la droite, en tant que maire de Naves, s’est pris un véritable râteau. Cela s’est passé le vendredi 2 juin, Virginie Calmels, première adjointe au maire de Bordeaux, est alors allée à la rencontre de Françoise Béziat, candidate LR-UDI, sur Ussel et a déclaré qu’Alain Juppé « soutient avec force et affectueusement Françoise Béziat » et « qu’aucun autre candidat ne peut se prévaloir du soutien d’Alain Juppé » (source : La Montagne du dimanche 4 juin 2017). Mais que Christophe Jerretie se rassure, il a su séduire Emmanuel Macron et il suffit de poser à côté du président pour être élu dans le cœur des Français (culte de la personnalité quand tu nous tiens : le visage de l’ancien ministre de l’Économie passe tellement bien qu’on n’hésite pas à écarter celui des candidats suppléants sur les affiches électorales). Toutefois, Bernard Combes était là avant et François Hollande révèle aux Corréziens l’anguille sous roche : Macron et le maire de Tulle sont proches (quel bel effet de soutien ! comme si tout ce qui touche notre jeune chef de l’État serait désormais providentiel et auréolé). Dans un entretien accordé à La Montagne, le 8 juin 2017, François Hollande déclare : « S’il y en a un dans cette circonscription qui connaît Emmanuel Macron, c’est bien Bernard Combes (…), il sera le mieux à même de défendre les intérêts de la circonscription auprès du gouvernement et du président de la République. », rappelant que le maire de Tulle a travaillé dans le cabinet d’Emmanuel Macron lorsqu’il était conseiller à l’Élysée (source : http://www.lamontagne.fr/tulle/politique/2017/06/09/francois-hollande-je-suis-enfin-de-retour-en-correze_12437205.html). Par un retournement de situation post présidentielle, le Parti Socialiste serait-il devenu l’appareil de La République en marche ? Pour comprendre quelque chose au jeu politique, il vaudrait mieux se munir d’un bon Kamasutra. Alors vive le Parti unique de la jambe en l’air, entre deux pas de marche !
Allons-z-enfants
C’est sous cette bannière (« Allons enfants ») que des jeunes se sont retrouvés avant la Présidentielle et qu’ils ont présenté, partout où des ambassadeurs de cet enthousiasme juvénile se déclaraient, des candidats aux législatives. Ainsi Paul De Montbron dans la deuxième circonscription de la Corrèze, flanqué de son frère Louis comme suppléant. Rangée dans la catégorie des « DIV » (divers) par le Ministère de l’Intérieur, la candidature du jeune Paul, qui avait eu les honneurs de La Montagne, a rassemblé… 34 voix. Peut-être celles de la famille.



