S’ouvre dans un nouvel onglet
Menu
La Trousse Corrézienne

Local, LTC 24 · 3 mai 2019

Localement jeune : les collégiens reporters

Tomates au ski : les collégiens reporters

Tomates au ski

Nous consommons des fruits et légumes au quotidien, mais savons-nous vraiment d’où ils viennent ? La plupart de nos fruits et légumes proviennent de pays étrangers, tels que l’Espagne, l’Italie, le Maroc, et ne sont pas de saison. Un produit de saison est un fruit ou un légume que l’on consomme pendant la période durant laquelle il pousse naturellement. Les produits de saison sont meilleurs et ont une valeur nutritionnelle plus importante. Le problème est qu’une grande majorité des produits en vente ne le sont pas. Les tomates vendues en France en hiver sont une aberration : aucune tomate ne pousse naturellement en France, ni même en Espagne, à cette saison. Cela semble absurde, et pourtant, on vend autant de tomates en hiver qu’en été, et souvent au même prix.

Le problème est que certaines personnes ne savent plus à quoi ressemble un potager ou un verger : les enfants ne profitent pas tous de cette transmission de savoir. Moi, si : ma grand-mère a un potager, elle ne mange pratiquement que les légumes de son jardin, donc des produits de saison. Pas de tomate dans son assiette quand il gèle, mais des pommes de terre et du poireau. Ce qui est surprenant, c’est que ma mère, elle, achète des tomates au mois de janvier (ne le dites pas à ma grand-mère…) et que je les mange (avec plaisir? je ne sais même pas…), alors qu’elles n’ont aucun goût. Comment a-t-on pu orienter aussi facilement et aussi rapidement nos habitudes de consommation ?

Les produits industriels ou importés s’imposent sur les étals, et leur prix bas, pour la saison, l’emporte sur la raison. Nous pensons nous nourrir sainement (les fameux 5 fruits et légumes par jour), mais il n’en est rien : peu de valeur nutritionnelle, peu de goût, une énorme empreinte carbone pour produire et transporter ces denrées anachroniques : ça doit bien rapporter à quelqu’un, mais certainement pas à notre santé, ni à notre planète. Il existe pourtant des solutions pour manger en hiver des produits de l’été. On peut transformer les aliments, par exemple en confiture, en coulis, ou les mettre en conserve. Il existe aussi la lacto-fermentation, une méthode économique et écologique pour conserver les aliments : on tasse fortement un fruit ou un légume dans un bocal avec de l’eau et un peu de sel et on le laisse fermenter. Je vais peut-être passer plus de temps dans le potager de ma grand-mère, et discuter un peu avec ma mère, ce soir…

Malia-Rose Scicchitano, Lise Luciani (3e)

Le combat des journalistes

Dans le cadre du thème de la 30e Semaine de la presse et des médias L’information sans frontières, nous avons pu nous entretenir avec trois journalistes de journaux locaux tels que Estelle Bardelot, journaliste à la Montagne, Mathilde Brazeau, rédactrice en chef de France 3 Pays de Corrèze, Cyril Perrin, journaliste à la Trousse corrézienne. Voici ce que nous avons retenu de cet échange.

Nous les avons écoutés répondre à diverses questions sur ce thème qui fait partie de notre quotidien. Cela nous a permis d’en savoir un peu plus sur la question et de nous construire peu à peu notre propre point de vue sur le sujet. Comme Mme Brazeau nous l’a rappelé, le droit à l’information date de 1789. C’est un droit ancien. Mais l’information sans frontières, avec l’arrivée du world wide web, cela évoque d’abord les limites que l’on se donne. Ce sont d’abord des frontières géographiques, des infos locales, régionales, voire plus rarement internationales. Et Mme Bardelot de nous rappeler que local et international peuvent parfois se croiser. Tous les journalistes nous ont expliqué que, pour eux, l’information locale prime le plus souvent. Focus sur le métier de journaliste.

Le métier de journaliste, c’est d’abord chercher et collecter des informations, puis les vérifier, ce qui n’est pas toujours facile avec l’accélération liée aux réseaux sociaux et à la quantité de données transmises par Internet, et non vérifiées. Le risque est la désinformation ou la confusion entre l’info immédiate véhiculée par les tweets et les infos dont les sources sont sûres. Se pose aussi le problème de la hiérarchie de l’information : quelle importance donner à chaque information ? Comment la traiter ? Il faut également prendre en compte et gérer l’imprévu, comme le souligne Mme Bardelot.

Il est important de prendre du recul et de ne pas se laisser emporter par le flux et la quantité d’informations à traiter : « On est rarement dans l’actualité. On se donne le temps de traiter l’information. Nous, nous sommes dans un journal de point de vue à chaque thème. L’info est impartiale, mais pas neutre », déclare Cyril Perrin. Pour les journaux locaux, il semble que l’essentiel est de parler de l’information sur laquelle on peut agir.

Des questions subsistent, source de réflexion et de débat sur la déontologie et la démarche du journaliste : « Est -ce que je donne à mon lecteur ou mon auditeur l’info qui lui plaît ? », interroge la rédactrice en chef de France 3 Mathilde Brazeau.

À prendre en compte aussi parfois l’opinion publique, le financement du journal et certains lobbys qui peuvent faire obstacle à la publication de certaines infos et donc à la progression de l’information reçue par le citoyen. Un article de presse est d’abord conçu pour présenter des faits objectifs et vérifiables. C’est pourquoi il est utile de se référer aux agences de presse comme l’AFP ou Reuter, pour ne citer que les plus connues, nous explique Mme Brazeau.

Nous retiendrons donc que l’information est un droit que tout être humain doit avoir et que publier des infos seulement pour faire le buzz risquerait de décrédibiliser le métier de journaliste et la qualité des informations.

Thomas 5e, Marie 6e.

Sources:

www.rsf.org

www.clemi.org

Okapi Spécial presse Mars 2019

Hiiiiiiiii… reporter !

Le jeudi 21 mars, dans les locaux de l’ESPE de Tulle (École Supérieure du Professorat et de l’Éducation) et de Canopé 19, se déroulait la journée E-reporter, dans le cadre de la Semaine de la presse et des médias dans l’école (parce qu’il était certainement plus difficile de justifier cette journée dans le cadre de la Semaine de la viande et de ses dérivés en cuir…).

Le thème : L’information sans frontières ! Les médias conviés : La Montagne, France 3 pays de Corrèze et La Trousse ! Pour parler de journalisme sans frontières, y’a pas mieux !

Le sémillant Pierre Mathieu, directeur de l’atelier Canopé 19 et le non moins fulgurant Vincent Dudez, délégué départemental de la Corrèze à l’éducation aux médias et à l’information, nous accueillent avec cafés et petits croissants (ou l’inverse) au sein de locaux qui ne portent d’espoir que leurs trois premières lettres.

En vagues successives et déferlantes, les jeunes journalistes en herbes (tendres) nous interrogent, prennent des notes, enregistrent, écrivent, crobardent, parlent, interviewent, filment, radiophonisent, se concentrent, se déconcentrent, perdent pied, se rattrapent, comprennent, posent, déposent, interposent, reposent, vocifèrent parfois, écoutent souvent, ressassent et finalement s’en vont pleins d’une curiosité plutôt saine…

Dans ce tohu-bohu de blondeurs entremêlées, se devinent les prémices d’une délectable jubilation. Celle de voir le résultat de cette expérience annuellement renouvelée. Entrevoir quelques subversives façons de penser dans les blogs examinés et imaginer peut-être que La Trousse n’y est pas complètement pour rien…

Et puis passer la journée en compagnie de La Montagne et sa journaliste Estelle, ainsi qu’avec la rédactrice en chef de France 3, tout pays de Corrèze qu’il soit, c’est quand même la classe !

Suite à cette virée rafraîchissante, Nous avons décidé de remettre – en plus des traditionnels prix E-reporter – un prix pour notre article préféré. Résultat : nous n’avons pu départager les deux textes qui suivent. Tomates au ski par des élèves du collège Cabanis à Brive, article plein de bon sens et d’humour, et Le combat des journalistes par des élèves de 6ème et de 5ème du collège La Salle de Brive, pour la restitution fidèle et pourtant pas évidente pour de très jeunes rédacteurs.

Nous abonnerons donc les deux collèges pour avoir en leurs cœurs la chance de détenir de futurs citoyens-journalistes.

Du papier, des crayons, pas de pubards.

Le papier, c'est encore mieux.

C'est bien de nous lire sur ton mobile. Mais la Trousse papier, c'est autre chose : 5 numéros par an, écrits et dessinés en Corrèze, postés chez toi.

Dans la même trousse

Deux poids deux mesures

Sans parler des médias de masse qui font preuve d’autant d’équité et d’impartialité que la Pravda au temps du socialisme par le Goulag, on peut pas dire qu’on soit tous logés à la même enseigne. Quand un immeuble brûle en novembre dernier dans le quartier…

3 mai 2019

Expédié par La Poste

Ce 13 mars, j’entre dans le bureau de la poste centrale de Tulle pour acheter des timbres. Je prends un carnet sur un présentoir et me présente au guichet avec un billet pour payer. A priori une opération simple : un bip informatique par la…

3 mai 2019

« La loi de la banane »

La loi de la banane, de Mathilde Damoisel

« La loi de la banane » : c’est l’épopée d’un fruit, la banane, symbole du colonialisme, de la corruption et de l’avènement du capitalisme. L’histoire de cette charmante courbe jaune que nous trouvons toute l’année dans n’importe quel étal de n’importe quel pays du…

3 mai 2019

Articles récents

Dessin d’Herbette : Donald Trump reçoit un paquet cadeau « LMB » des mains d’un homme en costume — « Formidable, thank you! »

Vente de LMB Aerospace à Malemort

Le Parti communiste français (PCF) – section de Brive a fait parvenir le communiqué de presse ci-dessous à La Trousse corrézienne en février dernier. Nous lui posons en retour quelques questions dans l’encadré qui figure en bas de page.

17 octobre 2026

Illustration : un panneau « DÉVIATION » jaune et noir à la peinture épaisse.

Déviation de la RD 901 à Varetz : une opération qui interroge

Le 12 juillet 2024, le conseil départemental de la Corrèze a décidé, à l’unanimité, de retenir le tracé de la variante numéro 1 et donc de relancer à l’identique un projet datant de plus de 30 ans.

17 octobre 2026

Aquarelle de Bernard : la vache Mounette, une fleur à la bouche.

Vachement bien…

C’est l’histoire d’une vache qui dépérissait au fond d’une étable, faute de bons soins sans doute. Paul l’a vue et il n’a pas aimé ça, alors il l’a achetée. Il l’a amenée chez lui, il l’a retapée, il l’a baptisée Mounette et chaque année ensuite,…

17 octobre 2026

✕
Fermer le menu
Les rubriques
LE JOURNAL
♥ Soutenez-nous : faites un don !S'abonner au journal