Ce 13 mars, j’entre dans le bureau de la poste centrale de Tulle pour acheter des timbres. Je prends un carnet sur un présentoir et me présente au guichet avec un billet pour payer. A priori une opération simple : un bip informatique par la guichetière et un rendu de monnaie. C’est bien plus compliqué.
Mon interlocutrice enregistre d’abord l’achat avec un ordiphone, ce qui me surprend, et m’invite à la suivre vers la machine destinée à l’affranchissement, qui permet également d’acheter des timbres ordinaires. Puis elle transmet sans fil d’une machine à l’autre les informations concernant mon achat afin que je paie par l’intermédiaire de la seconde. Laquelle n’accepte pas les billets. Mais, comme tout est bien organisé, une troisième machine installée à côté permet de faire l’échange d’un billet contre des pièces. Lesquelles pièces doivent ensuite être introduites dans la deuxième machine. Vous avez suivi ? Presque un parcours du combattant dans le monde machinique.
Je suis ressorti assez agacé et un peu dépité, avec l’impression qu’un échange certes très superficiel s’était transformé en éviction.
Christophe Gibiat



