
JAMES MURRAY The sea in the sky (Voxxov, sur Internet (1), 2015)
Dans l’univers de la musique ambiant (2) souvent trop impersonnelle et uniforme, se distinguent quelques albums, d’ailleurs pas si rares. Celui-ci en est un ; il s’avère même singulier.
Il monte lentement en puissance : Si chaque (long) morceau est constitué d’une lente évolution, l’album dans sa globalité est lui-même construit ainsi. Chacune de ses parties doit être considérée comme constituante d’un tout qui la dépasse. À une dominante drone (3) multicouches devenant plutôt « bruitiste », s’associent progressivement des sonorités plus légères qui se font presque mélodiques. S’installent alors à mi-album des atmosphères très particulières, amples, presque spectrales, mais toujours solidement ancrées au sol par des sonorités sourdes et ce « bruitisme » dont ne se départissent pas les compositions. Il est alors passionnant de constater à quel point James Murray lie la profondeur des abysses terrestres à la légèreté des espaces célestes. D’où peut-être son titre… |
Ours Noir
1- https://voxxov-records.bandcamp.com/album/the-sea-in-the-sky
2- on écrit couramment « ambient », forme anglaise du mot ; mais c’est bien aussi en français…
3- littéralement « bourdon » en anglais. En musique, se dit d’une note tenue ; concerne un genre musical « typiquement caractérisé par de longues plages […] présentant peu de variations harmoniques » (Wikipedia).
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