
Con-Fus
Lu dans le bulletin municipal d’Argentat-sur-Dordogne de janvier 2019 : « Relevant de la compétence des départements, la Corrèze, retenue dans le cadre du contrat de transition écologique, va créer une des vingt réserves nationales de biodiversité sur le site actuel des gravières. »
Non, non, et non. Le site actuel des gravières n’est pas une Réserve Nationale de Biodiversité. C’est tout simplement un Espace Naturel Sensible, outil de protection relevant de la compétence des départements depuis 1976, et que JAMAIS la Corrèze n’avait encore mis en œuvre, bien que ledit Département prélève les taxes y afférant.
C’est donc bien, avec beaucoup de retard, que le Département crée son premier ENS à Argentat-sur-Dordogne, après avoir racheté les gravières 500 000 € (1).
Et c’est avec la clarté de la confusion que notre président a appelé ce site des gravières « réserve départementale de biodiversité », terme qui n’existe pas juridiquement.
C’est avec une foi aveugle que celui-ci est repris partout, sous prétexte que c’est plus simple (ne jamais oublier que le citoyen lambda est un peu demeuré) et surtout plus joli !
Le vrai ENS, et fausse réserve, sont déjà fléchés dans la ville : au regard de l’état actuel du site, le touriste moyen va avoir un choc cet été s’il s’y rend, les mots jouant la confusion sur les attentes.
(1), source : Contrat de transition écologique du département de la Corrèze.
Une aide un brin en retard
Le Conseil départemental de la Corrèze a bien compris que l’avenir du territoire résidait dans sa jeunesse et que cela passait pour elle par les études. Alors, grand prince, il a décidé d’aider les familles les plus démunies à financer les études supérieures desdits bambins. Mêmes critères d’attribution que les bourses nationales mais 10 % seulement du montant. Mais quand on n’a pas trop de sous, tout est bon à prendre, alors on fait le dossier bien comme il faut avec tous les papiers demandés, on le dépose dans les temps à la rentrée, on renvoie les documents manquants (parce qu’il y a toujours un document manquant pour une administration, c’est un moyen de préserver l’emploi !). Et puis on attend, on attend, on attend…
Et en juin, lorsque votre étudiant revient à la maison, que son année est terminée, qu’il n’y aura plus de frais à assumer avant la prochaine rentrée, le Conseil départemental, dans sa grande générosité, consent à vous verser l’aide promise des mois avant… Bon ben, on partira peut-être en vacances alors…



