
Bilan moral
Rapport moral
Et voilà ! Notre chère Trousse a trois ans. Encore que l’âge d’un journal, contrairement aux humains, se mesure non en années mais en numéros. Le journal en compte 22 révolus. À ce stade, en général, l’enfance et l’adolescence sont derrière et c’est le début d’une vie d’adulte.
Notre Trousse est-elle adulte ? Son âge l’a-t-elle rendue plus sage ? Et surtout, moralité et bienséance règnent-elles dans ses murs ?
Aujourd’hui, nous fêtons cet anniversaire et comme chaque année, une sorte de bilan est fait. D’autres se sont chargés d’analyser sa santé financière ou le dynamisme de ses activités. La mission que j’ai acceptée (mais pourquoi ?) est d’établir un rapport moral sur l’année écoulée.
Est-il moral d’établir un rapport moral ? Voilà une question que le législateur ne s’est pas pas posée en rédigeant la réglementation régissant les associations, mais les politiques sont, hélas, rarement de grand philosophes visionnaires.
La loi date de 1901, ce qui fait un bail. La morale des robes à crinolines et des chapeaux hauts de forme est-elle la même que celle de la start-up nation ? Qu’aurait pensé Clemenceau du mariage pour tous ? Qu’aurait pensé Pétain du droit à l’avortement ? Jaurès aurait-il approuvé la privatisation de l’aéroport de Paris ? Questions qui resteront à jamais sans réponse mais ce silence ne me dispense pas de la rédaction de ce fameux rapport moral.
Me voilà donc traquant la malhonnêteté, les publications volontaires de fake news, les relations adultérines ou contre nature de cette gueuse de Trousse.
Les amateurs d’anecdotes croustillantes, d’histoires libidineuses ou de thrillers gores vont être déçus. Je n’ai rien trouvé : une moralité tellement irréprochable qu’elle en deviendrait presque ennuyeuse.
Pas la moindre coucherie avec La Montagne, pas de relations contre nature avec BFM, juste une saine relation d’amitié et de coopération qui perdure avec Le Lot en Action. La même sérénité relationnelle règne avec les associations proches. Tout au plus nous pouvons noter une fâcherie avec un lieu de distribution mécontent d’un article l’évoquant : cela prouve surtout l’éthique et l’indépendance de la Trousse.
Soucieuse de sa visibilité 2.0, elle s’est dotée d’un site internet qui, entre autres merveilles, regroupe les tous les anciens numéros en accès libre sauf les trois derniers. Remercions Serge pour cette réalisation.
Mais la Trousse c’est aussi, et surtout, des humains qui, été comme hiver, œuvrent à sa réalisation. La vieille équipe, toujours bon pied bon œil, s’est étoffée et de nouvelles signatures talentueuses sont venues enrichir le journal. Je ne citerai pas de noms, par peur de blesser leur modestie par des compliments et aussi, plus encore, d’en oublier.
Je ferai toutefois une exception pour citer Océane qui nous a rejoint en tant que service civique et qui travaille en soute dans des tâches obscures d’organisation. Non, ne rougis pas.
Tout cela est bel et bon, et pour atteindre le nirvana moral, il ne manque plus que quelques riches mécènes désintéressés qui feraient pleuvoir des torrents d’euros sur la Trousse. Nous serions enfin riches et donc en parfaite adéquation avec la morale de l’air du temps, mais leur venue n’est pas inscrite dans l’agenda et nous resterons probablement pauvres… et en accord avec notre morale à nous.
Bilan d’activité
Bilan d’activité 2018
« La Trousse corrézienne » a réalisé et fait imprimer 6 numéros en 2018… En janvier, en mars, en mai, en juillet, en septembre et enfin en novembre !
Pour un journal, quoi de plus normal.
Pourquoi irions-nous imaginer un autre type d’activité ?
J’ai l’anniversaire de mon gamin à préparer ce week-end, je n’allais pas me rajouter du travail et vous lister les sujets abordés dans ces différents numéros. D’une part parce qu’il n’est pas nécessaire de revenir – tels des morpions revanchards à qui nous aurions fait croire qu’un Éden poilu était une utopie en devenir – de revenir, donc, sur le déploiement quasi mystique des compteurs Linky (et de ses dérivés liquides et gazeux), que nous avons abordé dans « la Trousse » de janvier 2018. Ni, non plus, dans ce même numéro 16, sur ces jeunes migrants, mineurs isolés dont le sort est réglé depuis, n’est-ce pas ?
La liste des sujets est trop longue à énumérer : du numéro 17 dans lequel nous exhortions nos lecteurs à nous aider à rester libres, au numéro 21 où c’est le silence qui était de mise dans le rang des stagiaires de l’Éducation nationale, en passant par les numéros 18 et 19 où nous félicitions not’bon président Coste pour son engagement écologiste et forestier (sic). Si si, allez demander aux souches champignonées qui étalent leurs bides éventrés au milieu des herbes folles… Et enfin le numéro de rentrée (le 20) où nous rêvions d’affichage libre sur les panneaux de l’ancien monde…
De toute façon, le bilan d’activité de « la Trousse » devrait se limiter à une distribution gratuite des numéros de l’année écoulée, alors les voilà !
En les lisant, vous découvrirez également que nous avons, cette année particulièrement, recherché de nouveaux contributeurs. D’abord le 10 février, à Tulle, où nous avons invité les lecteurs à venir réaliser avec nous un numéro spécial de « la Trousse ». Numéro non édité mais dans lequel nous avons pioché pour faire le numéro de février. Journée qui nous a permis de rencontrer pas mal de nouveaux contributeurs, maintenant bien ancrés – telle de l’huile végétale – dans les rouages du journal. Ensuite, le 29 septembre, au Bar d’Âne à Ussel, où nous avons rencontré un nouveau contributeur, maintenant… disparu.
Deux conférences gesticulées ont été programmées dans l’année. Conférences interprétées par Philippe Merlant, journaliste indépendant. Conférences ayant pour thème… le journalisme !
Philippe Merlant qui en a profité pour nous former, béotiens que nous étions, aux raffinements journalistiques. Et ce durant trois jours d’une formation ouverte aux différents contributeurs de « la Trousse ». Formation qui sera renouvelée cette année.
Enfin, un mot sur deux projets démarrés en 2018 donc (et qui trouvent leur conclusion cette année) :
D’abord avec le collège Clemenceau, afin de les aider à créer un journal qui sortira en janvier (donc est sorti…).
Ensuite avec une classe de 4e du collège Victor-Hugo. Nous ayant proposé un travail réalisé sur les migrants que nous avons publié dans le numéro de mai-juin 2018, nous avons décidé de leur laisser carte – presque – blanche afin de réaliser le dossier du numéro de mai-juin 2019 (qui est toujours en vente). Pour ce faire, plusieurs rencontres ont eu lieu au sein de l’établissement avec les élèves et leur professeure Anne Martinie.
Voilà maintenant quelques chiffres très utiles par numéro :
Linky : 39 contributeurs, 3 brèves
Médias de masse : 58 contributeurs, 6 brèves
C’est le printemps : 50 contributeurs, 3 brèves
Promenons-nous dans les bois : 53 contributeurs, 7 brèves
Affichage libre : 45 contributeurs, 5 brèves
Silence dans le rang : 49 contributeurs, 7 brèves, 1 fâcherie
Soit, en 6 numéros
294 contributeurs (rédacteurs, dessinateurs, correcteurs)
plus de 350 articles
1 million de signes (+ ou – 100 000)
plus de 500 dessins ou photos
144 jours de retard pour les articles
Et en 1 an
150 jours d’ouverture du local, soit : 1 248 heures dont 104 de pause et 104 de plus à ne rien faire qu’attendre d’hypothétiques acheteurs…
Plus de 3 000 mails à traiter dont quelque 500 non traités…
Plus de 11 000 morceaux de musique passés dans les locaux sans payer la Sacem…
1 000 tasses de café environ
Beaucoup moins de bières finalement
5 fusibles qui ont sauté
30 minutes pas plus sur ce bilan d’activité
Tous comptes faits
La Trousse c’est 38 650 € de budget pour un chiffre d’affaires de 14 330 € (4 747 numéros vendus) auxquels s’ajoutent 3 000 € de prestations diverses. Une progression des ventes que nous envient les mainstream (cf. diagramme ci-dessous). Mais La Trousse ne pourrait survivre sans la subvention de l’État accordée aux médias de proximité (18 500 €), le FDVA1 (2 000 €), vos dons et cotisations (785 €). Ces produits nous permettent de payer un salaire pour la coordination (23 000 € environs), du travail administratif (1 300 €) et un service civique (1 000 €), les impressions (7 000 €), les charges liées au local (5 500 €), les frais de fournitures et prestations diverses (4 300 €)… Si vous comptez bien, nous sommes déficitaires de 3 450 € cette année. Nous grignotons le matelas de nos bénéfices cumulés les années précédentes (14 700 €). Mais cela ne saurait durer… 1 – Fonds de développement de la vie associative
Tout cela est bel et bon. Pour atteindre le nirvana moral, il ne manque que quelques riches mécènes désintéressés qui feraient pleuvoir des torrents d’euros sur La Trousse. Nous serions enfin riches et donc en parfaite adéquation avec la morale de l’air du temps, mais leur venue n’est pas inscrite dans l’agenda et nous resterons probablement pauvres… et en accord avec notre morale à nous.
BILAN D’ACTIVITÉ
par pluton 427
La Trousse corrézienne a réalisé et fait imprimer six numéros en 2018… En janvier, en mars, en mai, en juillet, en septembre et enfin en novembre ! Pour un journal, quoi de plus normal. Pourquoi irions-nous imaginer un autre type d’activité ? J’avais l’anniversaire de mon gamin à préparer ce weekend, je n’allais pas me rajouter du travail et vous lister les sujets abordés dans ces différents numéros. D’une part parce qu’il n’est pas nécessaire de revenir – tels des morpions revanchards à qui nous aurions fait croire qu’un Éden poilu était une utopie en devenir – de revenir, donc, sur le déploiement quasi mystique des compteurs Linky (et de ses dérivés liquides et gazeux), que nous avons abordé dans La Trousse de janvier 2018. Ni, non plus, dans ce même numéro 16, sur ces jeunes migrants, mineurs isolés dont le sort est réglé depuis, n’est-ce pas ? La liste des sujets est trop longue à énumérer : du numéro 17 dans lequel nous exhortions nos lecteurs à nous aider à rester libres, au numéro 21 où c’est le silence qui était de mise dans le rang des stagiaires de l’Éducation nationale, en passant par les numéros 18 et 19 où nous félicitions not’bon président Coste pour son engagement écologiste et forestier (sic). Si si, allez demander aux souches champignonées qui étalent leurs bides éventrés au milieu des herbes folles… Et enfin le numéro de rentrée (le 20) où nous rêvions d’affichage libre sur les panneaux de l’ancien monde… De toute façon, le bilan d’activité de La Trousse devrait se limiter à une distribution gratuite des numéros de l’année écoulée ! [ndr : en réalité, vous pouvez les commander – et pas gratuitement – en der de couv de ce numéro]. En les lisant, vous découvrirez également que nous avons, cette année particulièrement, recherché de nouveaux contributeurs. D’abord le 10 février, à Tulle, où nous avons invité les lecteurs à venir réaliser avec nous
un numéro spécial de La Trousse. Numéro non édité mais dans lequel nous avons pioché pour faire le numéro de février. Journée qui nous a permis de rencontrer pas mal de nouveaux contributeurs, maintenant bien ancrés – telle de l’huile végétale – dans les rouages du journal. Ensuite, le 29 septembre, au Bar d’âne à Ussel, où nous avons rencontré un nouveau contributeur, maintenant… disparu. Deux conférences gesticulées ont été programmées dans l’année. Conférences interprétées par Philippe Merlant, journaliste indépendant. Conférences ayant pour thème… le journalisme ! Philippe Merlant qui en a profité pour nous former, béotiens que nous étions, aux raffinements journalistiques. Et ce durant trois jours d’une formation ouverte aux différents contributeurs de La Trousse. Formation qui sera renouvelée cette année. Enfin, un mot sur deux projets démarrés, en 2018 donc (et qui trouvent leur conclusion cette année) : D’abord avec le collège Clémenceau, afin de les aider à créer un journal qui sortira en janvier (donc est sorti…). Ensuite avec une classe de quatrième du collège Victor-Hugo. Nous ayant proposé un travail réalisé sur les migrants que nous avons publié dans le numéro de mai-juin 2018, nous avons décidé de leur laisser carte – presque – blanche afin de réaliser le dossier du numéro de mai-juin 2019 [ndr : numéro précédant celui que vous avez entre les mains, il faut suivre un peu !]. Pour ce faire, plusieurs rencontres ont eu lieu au sein de l’établissement avec les élèves et leur professeure Anne Martinie.






