
À seize ans, à 15 ans, chemin faisant, chacun, chacune, avec cette acuité propre à cet âge qui marque à tout jamais l’existence, avec cet élan, ce désir d’exister dans son époque et pour soi, à l’âge où, souvent, on sent mieux qu’on approche la vérité, voilà qu’on se trouve face à soi et que, face à soi, on est aussi face au monde.
Ce numéro de la Trousse Corrézienne ouvre ses colonnes à des jeunes qui, micro et bloc-notes en main, ont cherché, peut-être aussi trouvé, des frontières autres que géographiques.
La véritable vertu pédagogique de l’exercice journalistique avec des collégiens, qu’il soit à l’initiative de l’institution scolaire (e-reporter) ou expérience collective d’une classe de 4ème (Victor Hugo à Tulle), réside dans la recherche du regard critique, du jugement éclairé.
Dans cet exercice, le langage, l’usage de la langue, doivent être le précieux recours pour rendre compte d’expériences vécues du réel, sans masquer les contradictions, sans ignorer les paradoxes, sans même fuir les tabous qu’il faut nommer.
C’est à cet exercice qu’en Corrèze se sont récemment livrés des jeunes collégiens.
Didier Bertholy
Didier Bertholy







