
Septembre est arrivé et a sonné l’heure de la rentrée scolaire. Dès les premiers jours, j’ai été amené à franchir le portail (électrique) du collège Clémenceau (beurk !), à Tulle. Pénétrant dans la cour bétonnée, je suis directement saisi par la concentration d’adolescents docilement masqués et coincés entre ces murs : difficile de se frayer un passage au milieu de cette cohue que confirme un brouhaha anxiogène, lui-même amplifié par… les appels incessants diffusés dans le haut-parleur ! « L’élève Machin est attendu de toute urgence en salle B812 ! ». Il ne manquait plus qu’une sonnerie : elle retentit en fin de phrase, provoquant un mouvement de foule et d’innombrables bousculades parmi cette jeunesse tristement masquée. Inutile de préciser que la distanciation physique n’est pas le moins du monde respectée : il n’y a de toute façon pas assez d’espace. Pauvres gosses ! Ne devrait-on pas raisonnablement, dans cette période si particulière, mettre en place un observatoire (indépendant) des écoles ?
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