
Dans mes plans de carrière les plus fous, couronnés de succès, de richesse et de bonne fortune, je n’avais pas encore coché la case éditorialiste de renom. C’est fait. À moi les trompettes de la renommée, furent-elles mal embouchées.
Et pourtant, c’est pas un truc censé que débattre cette saloperie. Les agents de la voirie du département de la Corrèze NE LISENT PAS ce journal, guide discret, lumineux et indispensable dans ces périodes de ténèbres que traverse notre humanité (oui, j’assume). En effet, je me rendais il y a quelques jours chez un ami habitant sur la route entre Laguenne et Tulle. C’est alors que je fus stoppé dans mon élan par un feu tricolore de chantier et un immense panache de fumée blanche et bleue. Les agents susnommés étaient en train de couper des arbres en bordure de route. Les uns tronçonnaient, les autres étaient affairés à faire brûler de 2 l’eau, pardon, des branches fraîches (voir La Trousse Corrézienne n° ?) à grand renfort de quelques bidons de mélange pour moteur deux temps, soit de l’essence ordinaire mélangée à un peu d’huile. Mon sang ne fit qu’un tour, je me mis à gueuler et jurer dans l’intimité de l’habitacle de mon carrosse.
Je pensais notre bonne parole entendue ! D’aucuns penseront que ce n’est rien, du vent pour pas grand chose. Peut-être. Sûrement. Mais il y a encore du boulot.
P.S. : Il est interdit de brûler des branches humides en bord de route sur le territoire de Tulle agglo. Tulle agglo [met à disposition] des broyeurs de branches gratuitement aux habitants du territoire afin de pouvoir valoriser ces branchages.
Riton







