S’ouvre dans un nouvel onglet
Menu
La Trousse Corrézienne

Dans les culottes des filles, LTC 17 · 2 mars 2018

Au menu : hygiène intime et précarité

« Histoire de 8 mars : parlons droits des femmes ! »

Les rhâ-gnagna* étant encore tabou pour de trèèès nombreux humains, si on couple le sujet avec celui des femmes sans-abris ou en grande précarité, on est sûr que c’est pas demain la veille qu’un quelconque média national s’en emparera. Et pourtant, en France comme ailleurs, ça craint, et devinez quoi… ça craint tous les mois.

Des conséquences sur la santé

Outre l’odeur gênante ou l’inconfort, la santé des personnes est engagée à chaque période de menstruations. Quand on n’a pas de tunes pour acheter à manger, les tampons et serviettes hygiéniques sont loin d’être prioritaires. C’est le système D qui prévaut alors : de vieux tee-shirts ou vieux bouts de tissus qu’on galère souvent à renouveler, du papier toilette, papier journal, ou encore des toilettes partielles ; pas facile quand on est sans-logis de faire ça dans les lieux publics où l’on n’a pas le droit de se dénuder. Ni l’envie.

Alors de nombreuses gonzesses miséreuses ou sans toit sur la tête se retrouvent avec des inflammations locales, des mycoses ou de l’eczéma, outre le sentiment de honte ou de dégoût de soi généré par la situation. Insupportable.

Et dès lors qu’on ne peut pas gérer ses règles, comment espérer se resocialiser ? Se pointer à un rendez-vous avec un travailleur social ? Trouver un logement ? Un boulot ?

Quelles solutions pour elles ?

Tara Heuzé, toute jeune étudiante à Sciences-Po (personne n’est parfait) est l’initiatrice récente de « Règles élémentaires », qui oeuvre pour désacraliser et faire connaître la cause, en organisant des collectes de protections périodiques pour les femmes sans-abris.

Elle explique avoir pris contact avec « des centres d’accueil, des foyers d’hébergement, ainsi que le Samu social de Paris » qui lui expliquent tous que les produits intimes « manquent cruellement ».

Elle ajoute que « tous les travailleurs sociaux » lui ont dit « qu’ils n’avaient pas de stock » et que certaines assistantes sociales lui ont même confié « qu’il leur arrivait de dépanner des femmes sans-abris en leur donnant des protections périodiques qui traînaient au fond de leur sac. » Elle a à ce jour récolté 25000 produits intimes.

Des personnes mobilisées

La formidable association Mobil’douche et sa très formidable présidente Ranzika Faïd proposent un service d’hygiène mobile à destination des personnes sans-abris ou mal-logées. Elle a commencé par des maraudes en 2012 dans les rues de Paris, et a fait des petits : des véhicules sillonent également des communes de banlieue, et des assos similaires ont vu le jour à Toulouse et Avignon.

« Tout se fait dans la discrétion et dans le lien de confiance » explique Ranzika. Dans les camping-cars équipés, on laisse tout le temps nécessaire aux personnes pour faire leur toilette, et on leur propose de se poser un peu autour d’un café pour discuter, sans forcer.

À votre échelle, vous pouvez aussi contribuer au mieux-être de nos frangines de la rue en constituant des kits hygiène : outre le shampoing-douche, la brosse à dents et le dentifrice, pensez aux serviettes hygiéniques, au savon intime, à une petite serviette de bain. Si vous donnez déjà à une association comme le Samu social, Les Petits frères des pauvres, que sais-je encore, pensez à leur fournir des protections intimes !

Hasta la proxima les filles.

  • Gotlib, tu nous manques

L’hystérectomie, complément (par Christophe Gibiat)

Vous pouvez bien sûr me proposer ou demander des modifications.

• Première version

1061 signes + note

L’hystérectomie : complément à l’article de Sousou (LTC n°16, p. 20)

Par CHRISTOPHE GIBIAT

Le transhumanisme et le post-féminisme défendent des positions extrêmes. L’hystérectomie est ainsi parfois considérée comme une émancipation. En atteste cet extrait du site Internet des Mutants :

« Les femmes ne feront rien dans la vie tant qu’elles auront un utérus […] La marche vers l’égalisation des sexes est un phénomène récent, ouvert par la dé-physication des modes de production rentables et efficaces. Cependant, tant que la femme continuera à porter dans son corps la reproduction humaine, les termes seront en décalage. Les Mutantes entendent donc par la désutérinisation de la femme, rendre possible le rattrapage.1 »

Ils-elles promeuvent logiquement l’ectogénèse (la reproduction via un utérus artificiel).

Si ces positions témoignent d’une haine de la nature et de notre corporalité charnelle et organique propres au transhumanisme, elles s’inscrivent également dans un mouvement de fond, qui s’était manifesté à l’occasion des débats sur le mariage des personnes homosexuelles, considérant les différences comme des inégalités voire des injustices.

Notes de bas de page :

1 – « Tota mulier ex utero », www.lesmutants.com ; cité par Pièces et main d’œuvre, « Manifeste des Chimpanzés du futur contre le transhumanisme », Service compris, 2017.

• Seconde version

1152 signes + note

Ex utero

Par CHRISTOPHE GIBIAT

Voici un complément à l’article de Sousou consacré à l’hystérectomie dans LTC n°16 (p. 20).

Le transhumanisme et le post-féminisme défendent des positions extrêmes. L’hystérectomie est ainsi parfois considérée comme une émancipation. En atteste cet extrait du site Internet des Mutants :

« Les femmes ne feront rien dans la vie tant qu’elles auront un utérus […] La marche vers l’égalisation des sexes est un phénomène récent, ouvert par la dé-physication des modes de production rentables et efficaces. Cependant, tant que la femme continuera à porter dans son corps la reproduction humaine, les termes seront en décalage. Les Mutantes entendent donc par la désutérinisation de la femme, rendre possible le rattrapage.1 »

Ils-elles promeuvent logiquement l’ectogénèse (la reproduction via un utérus artificiel).

Si ces positions témoignent d’une haine de la nature et de notre corporalité charnelle et organique propres au transhumanisme, elles s’inscrivent également dans un mouvement de fond, qui s’était manifesté à l’occasion des débats sur le mariage des personnes homosexuelles, considérant les différences comme des inégalités voire des injustices.

Notes de bas de page :

1 – « Tota mulier ex utero », www.lesmutants.com ; cité par Pièces et main d’œuvre, « Manifeste des Chimpanzés du futur contre le transhumanisme », Service compris, 2017.

Le transhumanisme et le post-féminisme défendent des positions extrêmes. L’hystérectomie est ainsi parfois considérée comme une émancipation. En témoigne cet extrait du site Internet des Mutants :

« Les femmes ne feront rien dans la vie tant qu’elles auront un utérus […] La marche vers l’égalisation des sexes est un phénomène récent, ouvert par la dé-physication des modes de production rentables et efficaces. Cependant, tant que la femme continuera à porter dans son corps la reproduction humaine, les termes seront en décalage. Les Mutantes entendent donc par la désutérinisation de la femme, rendre possible le rattrapage.1 »

Ils promeuvent logiquement l’ectogénèse (la reproduction via un utérus artificiel).

Peggy Sastre, déclarait même à Causeurs :

« Les femmes ne pourront pas connaître de véritable autonomie tant qu’elles n’auront pas la possibilité de s’en débarrasser [NdA : de « la grossesse et [de] l’élevage des enfants »]2 »

Si ces positions témoignent d’une haine de la nature et de notre corporalité charnelle et organique propres au transhumanisme, elles s’inscrivent également dans un mouvement de fond, qui s’était manifesté à l’occasion des débats sur le mariage des personnes homosexuelles, considérant les différences comme des inégalités voire des injustices.

Notes de bas de page :

1 – « Tota mulier ex utero », www.lesmutants.com ; cité par Pièces et main d’œuvre, « Manifeste des Chimpanzés du futur contre le transhumanisme », Service compris, 2017.

2 – « L’utérus artificiel est l’avenir de la femme », entretien, Causeur, juin 2017 ; cité par PMO, op. cit..

Sousou

Du papier, des crayons, pas de pubards.

Le papier, c'est encore mieux.

C'est bien de nous lire sur ton mobile. Mais la Trousse papier, c'est autre chose : 5 numéros par an, écrits et dessinés en Corrèze, postés chez toi.

Dans la même trousse

Dessin de personne faisant les courses à Leclerc

AU CLAIR avec Leclerc

Voila plus de trois ans que le projet bruisse sur la commune : un supermarché Leclerc va bientôt s’installer à Saint-Germain-les-Vergnes. Le terrain à Lachamp est déjà acheté, le plan d’implantation a été publié dans la gazette municipale en janvier 2017 et d’après le maire, 95 %…

24 avril 2018

« Quand la subsidiarité devient subsidiaire »

Quand la subsidiarité devient subsidiaire

Qui connait le principe de subsidiarité ? A priori pas grand monde. Il est vrai qu’on en parle peu ou pas dans les médias. C’est pourtant le principe qui régit la gouvernance de l’Europe.

2 mars 2018

« Tant que l’on crèvera d’ennui… » : l’illustration

Tant que l’on crèvera d’ennui… (suite)

…Au fond d’une vieille malle, oubliée. Tant les événements s’étaient enchaînés déchaînés ces quatre dernières années. Lui, sa résistance c’était, et c’est toujours, continuer comme si de n’est rien n’était. Pas très grand mais dense, Zolde a dans les yeux la force de sa placidité,…

2 mars 2018

Articles récents

Dessin d’Herbette : Donald Trump reçoit un paquet cadeau « LMB » des mains d’un homme en costume — « Formidable, thank you! »

Vente de LMB Aerospace à Malemort

Le Parti communiste français (PCF) – section de Brive a fait parvenir le communiqué de presse ci-dessous à La Trousse corrézienne en février dernier. Nous lui posons en retour quelques questions dans l’encadré qui figure en bas de page.

17 octobre 2026

Illustration : un panneau « DÉVIATION » jaune et noir à la peinture épaisse.

Déviation de la RD 901 à Varetz : une opération qui interroge

Le 12 juillet 2024, le conseil départemental de la Corrèze a décidé, à l’unanimité, de retenir le tracé de la variante numéro 1 et donc de relancer à l’identique un projet datant de plus de 30 ans.

17 octobre 2026

Aquarelle de Bernard : la vache Mounette, une fleur à la bouche.

Vachement bien…

C’est l’histoire d’une vache qui dépérissait au fond d’une étable, faute de bons soins sans doute. Paul l’a vue et il n’a pas aimé ça, alors il l’a achetée. Il l’a amenée chez lui, il l’a retapée, il l’a baptisée Mounette et chaque année ensuite,…

17 octobre 2026

✕
Fermer le menu
Les rubriques
LE JOURNAL
♥ Soutenez-nous : faites un don !S'abonner au journal