De Coriza en Corrèze
Que faire sur Tulle quand tu ne connais personne ? Une seule solution : les bistrots. C’est dans un de ces lieux que je croise régulièrement Mario, jeune Albanais né à Coriza et arrivé en France en 2016. On parle de tout, et facilement. Voilà ce que je retiens de lui…
Départ d’Albanie à 18 ans : direction l’Italie, avec un permis de séjour étudiant. Il y restera neuf ans, empochera un diplôme de juriste et se lancera dans la vie active. Objectif : gagner sa vie, tout en faisant des allers et retours pour visiter sa famille. Jusque-là, tout va bien !
En 2016, la ville de Coriza détruit des bâtiments pour se moderniser, au détriment des habitants. Certains, dont Mario, s’insurgent : l’affaire, portée en justice, leur donnera raison. L’exécutif n’agissant pas et certains fonctionnaires zélés devenant menaçants, après un séjour au poste, il décide de repartir vers l’Italie avec Giulia, sa jeune compagne, également albanaise, dont deux de ses frères sont en prison. Ils se retrouvent à Marseille, puis à Limoges chez des amis. Et là, ils entreprennent la démarche de demande d’asile.
Arrivée en mars 2017 à Tulle, où naît la petite Elia deux mois plus tard. Selon eux, la vie corrézienne est paisible, un peu comme leur pays, la corruption en moins. Au fil des discussions avec lui, j’ai découvert que l’Albanie est un pays corrompu par le trafic de drogue. Et qui dispose aussi de grosses ressources minérales. Pourquoi n’en sait-on pas plus sur ce qui se passe là-bas ?
Nous approfondirons la question avec Mario lors d’une prochaine rencontre.
Damien





