
Un film de D. Cronenberg d’après le roman de W. Burrought
Bill Lee est exterminateur de cafards dans le New York des années 50. Mais la poudre insecticide est aussi une drogue que lui et son entourage s’injectent, et à haute dose. Une drogue « très littéraire » dira sa femme.
Un soir il la tuera accidentellement en voulant jouer à Guillaume Tell. Sa fuite l’amènera dans un Tanger interlope.
Les « trous du cul qui parlent » du roman le font sur grand écran, tout comme les machines à écrire prennent vie pour dicter sa conduite à l’auteur. Car il est aussi question de création littéraire et d’homosexualité et parfois la paranoïa surgit derrière une vision. Quittant Tanger pour Annexia, qui ressemble très fort à feu l’URSS, il tuera une 2ème fois sa femme pour prouver à un douanier obtus qu’il est bien écrivain.
De ce roman halluciné, et quasi autobiographique, D. Cronenberg tire un film hallucinant. Le scénario est signé W. Burrought, ceci explique peut-être cela.
Brice Gauthier




