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La Trousse Corrézienne

LTC 7 · 1 juillet 2016

Brèves : coccinelles à Caen, Mayotte et OGM

Trois brèves du n°7, entre écologie, droits des étrangers et agriculture.

La mairie de Caen distribue des larves de coccinelles

Comme chaque année, depuis 33 ans, la ville de Caen met gratuitement à la disposition des habitants des larves de coccinelles, mais aussi des chrysopes distribuées gratuitement jusqu’au début de l’été. Merci à nos abonnés normands pour cette information sur cette belle initiative !

« Elle perfore sa proie pour y injecter sa salive chargée de suc digestif. En un instant, l’adversaire est anéanti ». Voici la dure loi de la sélection naturelle appliquée à la coccinelle et au puceron. L’Agence régionale de l’environnement de Haute-Normandie n’y va pas de main morte pour décrire les bienfaits de ces petits insectes dans un jardin. Normal, car les coccinelles sont plus efficaces que n’importe quel pesticide et beaucoup plus écologiques. Chaque larve de coccinelle dévore jusqu’à 150 pucerons par jour, ce qui fait de ce petit insecte un sacré copain des jardiniers !

Il y a 33 ans, la ville de Caen l’a bien compris et depuis tous les espaces verts municipaux sont protégés des insectes nocifs de cette manière naturelle. Mais la commune ne s’arrête pas là et met gratuitement à la disposition des habitants des larves de coccinelles pour leur jardin et ce sont 1500 personnes qui viennent chaque année chercher les précieuses larves.

Mayotte : la chasse aux étrangers par la population est ouverte

La Cimade lance un cri d’alarme concernant la situation des étrangers dans le 101ème département français. Des Mahorais qui s’organisent en « collectif » pour expulser les étrangers de leur village (avec ou sans papiers), des habitations de familles comoriennes détruites ou brûlées sous l’œil des gendarmes, des pouvoirs publics qui restent muets face à ces violences, un premier adjoint du chef-lieu de l’île qui parle de « guerre de libération », un directeur de publication de l’hebdomadaire de l’île qui demande à envoyer l’armée pour nettoyer les bidonvilles des clandestins…

L’État ne peut pas se contenter d’être un simple observateur de ces violences. Par son silence, il cautionne ces actes délictueux et xénophobes. La logique sécuritaire domine depuis longtemps les discours politiques et médiatiques sur l’île : renforcer le contrôle de la frontière avec les Comores, augmenter les expulsions des étrangers, supprimer le droit du sol… Tant de mesures qui ne pourront pas mettre un terme à des migrations coutumières et incontournables. La Cimade appelle le gouvernement à repenser sa politique mahoraise et à en finir avec le régime dérogatoire du droit des étrangers outre-mer.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site de La Cimade.

Les cultures d’OGM reculent

Les cultures d’OGM [je propose : Ces cultures] reculent dans le monde pour la première fois en 20 ans, après avoir connu une croissance régulière.

Après 19 ans de croissance annuelle consécutifs, les surfaces cultivées en OGM dans le monde commencent à reculer, passant à 179,7 millions d’hectares (ha) en 2015 contre 181,5 millions d’ha en 2014, selon le rapport de l’ISAAA (International Service for the Acquisition of Agri-biotech applications).

Aux États-Unis, leader avec 39% du total mondial (70,9 millions d’ha), les surfaces d’OGM ont reculé de 2,2 millions d’ha. Au Canada, 5ème producteur de cultures transgéniques, les surfaces ont reculé de 11,6 millions à 11 millions d’ha (- 5%).

Et une bonne nouvelle en cachant une autre, au début du mois de mai, le Burkina Faso, seul pays d’Afrique de l’Ouest converti à l’agriculture biotech [je propose : transgénique] depuis les années 2000, a totalement renoncé au coton transgénique, constatant qu’il n’était pas rentable.

Pour autant, cette bonne nouvelle est à nuancer. Cinq pays en développement – Brésil (2ème derrière les USA), Argentine (3ème), Inde (4ème), Chine (6ème) et Afrique du Sud (9ème) – ont cultivé près de la moitié (48%) des OGM mondiaux.

Et ne sont pas comptabilisés dans ces chiffres les nouveaux OGM cachés, c’est à dire obtenus autrement que par la transgénèse…

La Mouette

Du papier, des crayons, pas de pubards.

Le papier, c'est encore mieux.

C'est bien de nous lire sur ton mobile. Mais la Trousse papier, c'est autre chose : 5 numéros par an, écrits et dessinés en Corrèze, postés chez toi.

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