
En mars 2026, nous élirons nos conseillers municipaux. La communication va à coup sûr se concentrer sur les personnes qui vont se présenter. Va-t-on trouver des prétendants ? Et surtout qui sera élu maire ? Elle oubliera, comme aux élections de 2020 et aux précédentes, les projets des communautés de communes (com’com’). Pourtant, le jour des élections municipales, nous élisons aussi nos représentants communautaires.
Eh oui ! On s’en souvient rarement que les intercommunalités compétences essentielles. Elles ont ainsi en charge, pour le compte des communes adhérentes : l’aménagement de l’espace (donc tout ce qui concerne l’urbanisme), la gestion des déchets, le développement économique, la gestion des milieux aquatiques et la prévention des inondations (GEMAPI) qui sont des compétences obligatoires. Beaucoup ont aussi une compétence sociale (politique en faveur de l’enfance et de la jeunesse, des personnes âgées et/ou handicapées par exemple), une compétence tourisme, culture, etc.
Les com’com’, un pouvoir local fort
Les actions qui seront mises en œuvre après mars 2026 dépendront très largement des choix votés par l’assemblée communautaire. Or, souvent, nos élus municipaux se défaussent par un « ah mais ça, ce n’est pas de notre ressort, c’est la com’com’ ». Comme si celle-ci et ses décisions venaient de nulle part, alors que chaque commune a un ou des représentants dans sa communauté de communes. Ainsi, en Xaintrie, tout le projet concernant les déchets, dont la mise en place de la redevance incitative, a été voté par la communauté de communes. Qui en avait entendu parler lors des élections précédentes ? Sur la com’com’ VentadourÉgletons-Monédières, le PLUI 1 (en partie annulé par le tribunal administratif), et tout le projet permettant l’expansion de Fargesbois entre autres, était un projet communautaire.
Résister, exister -3Par AFP Une enquête historique, politique et sensible, menée en Corrèze, par les descendants d’une bande de terroristes et d’indésirables. Ou : comment le courage et la solidarité ont pris le pas sur la peur et l’égoïsme entre 1942 et 1945 en Corrèze, dans la commune de Saint-Martin-la-Méanne – qui a hébergé et aidé une dizaine de familles de Juifs immigrés et Résistants. Ou : pourquoi et comment interroger l’Histoire, chercher des traces et des témoignages après tant d’années ? Pour La Trousse, nous tenterons de faire revivre cette aventure généreuse en livrant nos trouvailles, nos rencontres… et nos questionnements.
Les trois auteurs du feuilleton « Résister, exister » ont promis d’explorer, pour ce dernier chapitre, le pourquoi et le comment de leurs recherches. Ils choisissent cette fois d’écrire séparément.
Pierre Chastang est né à Saint-Martin-la-Méanne après la guerre, fils du Résistant communiste René Chastang qui a hébergé des Juifs immigrés Résistants entre 1942 et 1945
Oui, le capitalisme porte en lui la guerre ; il ne sait pas, ne peut pas faire autrement. Et le monde tourne ainsi, enfermé dans un temps circulaire
6 – LA TROUSSE CORRÉZIENNE N° 55
C’est le moment de détiennent des poser des questions
Toutes communautaires ne font, en général, programme, d’aucun débat lors des élections municipales. Et, pourtant, ce sont vos futurs élus municipaux, dont le maire, qui vont les prendre. une compétence Donc, lors des réunions publiques, n’oubliez pas ces décisions communautaires passées et celles envisagées. Questionnez vos futurs élus : quelles communauté de communes ? Demandez-leur ce qu’ils pensent d’un pôle enfance et jeunesse ? Comment envisagent-ils la réflexion sur ce sujet ? Questionnez-les sur les projets en matière de déchets, d’urbanisme et d’eau. Questionnez les élus qui se représentent sur les projets en cours, demandez-leur si ces projets sont discutés et votés en conseil municipal. Et surtout, chassez le : « on ne peut pas faire autrement ! »
Il est possible de changer la donne. De ne pas se retrouver avec des votes que nous n’avions même pas imaginés. Ainsi, en 2019, la communauté de communes des gorges de l’Ardèche a mis en place, après études et investissements, et ce malgré des oppositions citoyennes fortes, la redevance incitative et la modification des trajets pour l’enlèvement des
ces décisions
l’objet d’aucun
sont leurs priorités
où se perdent les leçons de l’Histoire, ces « fleurs du temps qui passe ». Alors la guerre revient. Elle vient d’en haut et tombe sur les peuples à l’insu de leur plein gré. Pour eux commence dans leur vie une parenthèse, une parenthèse de souffrance que chacun préfèrera oublier quand la parenthèse sera refermée. Oubli salutaire mais oubli mortifère qui prépare une nouvelle parenthèse… 1945-2025, 80 ans de jours heureux, de moins en moins heureux, de nouveau menaçants. Et une lettre de 1971, comme un coup de sonnette, un avertissement et les fleurs du temps passé éclosent de nouveau, arrosées par Frédérique et Ariel. Des fleursquestions couleur arc-en-ciel et qui nous éblouissent, comme par
déchets. Les élections municipales de 2020 ont changé la face du conseil communautaire : les nouveaux élus ont stoppé la mise en place 2 . dans la Les communautés de communes ou d’agglo sont élues sans programme, ce qui est choquant. Le plus souvent, les habitants apprennent l’existence d’un projet une fois qu’il est décidé. Au mieux, ils sont consultés lors d’une grand-messe appelée réunion publique : les élus devant, les habitants en face. Agissons, faisons en sorte que lors de ces élections communales, sur les projets actuels de nos communautés de communes qui nous impactent fortement, nos élus se positionnent clairement.
1. Plan local d’urbanisme intercommunal. 2. francebleu.fr/infos/environnement/gorges-de-lardeche-plus-besoin-de-carte-a-puce-pourdeposer-ses-ordures-1596128586
MAMILALA





