
La différence entre les deux est la phrase en gris.
Une question de taille
de Olivier Rey
(Stock, 2014)
Par CHRISTOPHE GIBIAT
S’inscrivant dans la lignée de la pensée de Ivan Illich, et montrant la véracité de la phrase de Simone Weil « plus le niveau de technique est élevé, plus les avantages que peuvent apporter des progrès nouveaux diminuent par rapport aux inconvénients » en la poursuivant par « jusqu’au moment où les inconvénients dominent », Olivier Rey analyse l’impact de la taille sur le bon fonctionnement d’un organisme ou d’une société. Sans prétendre que small is beautiful, il pourfend la démesure, l’illimité, et l’idéologie du dépassement, déplorant l’enflure de nos sociétés. Les seuls moyens envisagés (croissance économique, développement technologique, etc.) pour améliorer la condition humaine sont ceux qui finalement entravent son épanouissement, « l’apaisement apporté sur un point particulier se payant d’une pression accrue sur les autres ». « Toutes les avancées s’effectuent aux dépens de l’être spirituel qui devait les coordonner et en être le bénéficiaire » écrit Rey. En atteste l’ « homme diminué, entièrement dépendant, pour l’accomplissement des fonctions humaines les plus élémentaires, de la gigantesque machinerie technico-économico-sociale ». Olivier Rey défend qu’en toute chose importe la mesure et la proportion. Il affirme donc que, dans la situation actuelle, l’impératif est la décroissance.
S’inscrivant dans la lignée de la pensée de Ivan Illich, et montrant la véracité de la phrase de Simone Weil « plus le niveau de technique est élevé, plus les avantages que peuvent apporter des progrès nouveaux diminuent par rapport aux inconvénients » en la poursuivant par « jusqu’au moment où les inconvénients dominent », Olivier Rey analyse l’impact de la taille sur le bon fonctionnement d’un organisme ou d’une société. Sans prétendre que small is beautiful, il pourfend la démesure, l’illimité, et l’idéologie du dépassement, déplorant l’enflure de nos sociétés. Les seuls moyens envisagés (croissance économique, développement technologique, etc.) pour améliorer la condition humaine sont ceux qui finalement entravent son épanouissement, « l’apaisement apporté sur un point particulier se payant d’une pression accrue sur les autres ». En atteste l’ « homme diminué, entièrement dépendant, pour l’accomplissement des fonctions humaines les plus élémentaires, de la gigantesque machinerie technico-économico-sociale ». Olivier Rey défend qu’en toute chose importe la mesure et la proportion. Il affirme donc que, dans la situation actuelle, l’impératif est la décroissance.
Christophe Gibiat




