
Dans ce contexte, l’État soutient les commerces de proximité, avec, sous la pression revendicative, une attention particulière pour les librairies indépendantes. Tout en mettant l’accent sur la « numérisation des commerces »4, comme si la numérisation était LA voie, comme si les libraires, en particulier, faisaient un métier d’emballage, comme si le client n’avait aucun plaisir à flâner dans les rayons aux livres choisis, comme si l’échange avec un ou une libraire pouvait n’être que téléphonique, comme si tout devait être à distance, comme si la relation sociale était superflue. Toutefois Le Monde du 6 août, note un sursaut d’activité pour les librairies après le confinement, « de fait, nombre de librairies ont enregistré des hausses impressionnantes ». Comme si, celui qui perd à la fin gagne. En Corrèze, où en sont les librairies ? Nous avons posé cette question : « On a parlé d’une formidable activité pour les librairies indépendantes depuis le premier confinement : quelle est votre situation actuellement ? Et qu’en est-il précisément des conséquences sur votre activité des mesures prises , Roselyne Bachelot ? » , qui ne sont pas sûres du tout, du tout de gagner.
- Google Apple Facebook Amazon Microsoft 1 Le Monde diplomatique de novembre 2020 2 https://bit.ly/36RQrNl 3 https://bit.ly/2JATDUR 4 https://bit.ly/37LqsGE
4 – la trousse corrézienne n °34
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de libraires
Valérie, de la Librairie Préférences à Tulle
Les lecteurs ont été en manque de lecture jusqu’au moment où on a pu servir des commandes. Pendant le premier confinement, sous le coup de cette annonce, on s’y est tous mis tard. Ce qui explique qu’après le premier confinement, il y a eu une belle activité dans les librairies en général et notamment les petites librairies et les librairies indépendantes. Donc, c’est quand même très intéressant. Et puis maintenant, avec ce second confinement, les clients peuvent nous passer des commandes et il y a une activité qui se maintient. Je n’ai pas le temps de me tenir au courant de toutes les informations car notre activité nous prend beaucoup de temps. L’aide Bachelot que j’identifie, c’est le port du livre à un centime ; nous, on n’est pas tellement concernés car nos clients se situent dans Tulle et les environs, on ne fait donc pas beaucoup d’envois. Mais pour le peu que l’on fait, le port à un centime est nettement plus avantageux que la norme des 8 euros !
Claire, de la librairie Chantepage à Tulle
On confirme le regain d’activité depuis Mars 2020. Et ça ne s’est pas tari depuis. Quant au click and collect, on en fait assez pour survivre ; mais être transformée en plate-forme logistique, ça ne nous emballe pas vraiment. Chez nous, le port à 1 centime a eu deux effets : l’un positif, car ça développe les commandes sur toute la Corrèze, des gens ne viendraient pas chez nous car ils sont à plus d’une heure de trajet, et un effet négatif, car des gens, qui habitent près de la librairie, préfèrent recevoir un colis. Il faut donc que ce soit usé avec intelligence.
11/12/2020 16:08
la Ministre de la Culture





