Pain au chocolat versus chocolatine
Le saviez-vous : dans la Trousse Corrézienne, il y a actuellement une seule rubrique qui porte une numérotation au long cours (En fait ce n’est pas tout à fait vrai, mais qui aurait du temps à perdre pour aller vérifier une info pareille dans les anciens numéros de la Trousse Corrézienne ?). Cette rubrique, c’est bien sur « les vrais faux amis », celle que vous êtes en train de lire. Alors pourquoi un tel honneur numérologique ? D’aucuns disent que c’est justement parce qu’elle n’était pas censée être au long cours que cette chronique bimensuelle s’est trouvée numérotée depuis le numéro 19. Enfin depuis le numéro 19 de la Trousse mais elle a été numérotée en commençant par le numéro 1 ! Vous suivez ?
Mais pourquoi tout ce blabla pseudo-mathématique en lieu et place d’une belle mise en opposition de deux vrais faux amis, comme à l’accoutumée. Pourquoi pas un bon vieux match pain au chocolat versus chocolatine qui assure un lectorat maximal ? Et bien parce que de numéro, c’est le 10 aujourd’hui ! Et arriver au numéro 10 dans un journal dans lequel le monteur en page peine à compter au-delà de 3 – comme la majorité des hommes en somme- est une véritable gageure. À ce rythme rien ne garantit d’ailleurs qu’il y ait un jour un numéro 11 ou 12 de cette rubrique. Bien sûr, cela aurait pu s’expliquer par le relooking complet du journal qui s’annonce pour les mois à venir et l’inévitable ménage rubricale qui ira avec (si vous voulez conserver cette chronique tapez 1, si vous voulez la supprimer tapez 2, si vous voulez dire du mal de Pascal Coste tapez 3, si vous souhaitez chambrer le journal la Montagne tapez 4). Mais il n’en est rien. Il n’y aura peut-être pas de numéro 11 tout simplement parce qu’il n’y a, par exemple, pas eu de numéro 9 avant ce numéro 10. Rien n’empêche donc que, par un mystère inexplicable, la prochaine chronique ne porte le numéro 12 ou le 13 ou même à nouveau le 10.
En fait, jusqu’au numéro 3 tout allait bien : pouce, index, majeur. C’est au suivant que tout a commencé à se compliquer ; essayez de lever l’annulaire sans lever en même temps l’auriculaire, vous comprendrez où est le souci. Alors la quatrième chronique est restée numéroté 3, et puis la suivante aussi et celle d’après encore. Il a fallu trois numéros 3 pour que quelqu’un se rende compte de la supercherie. Alors l’air de rien on est passé au 4 qui était en réalité le 6. Du coup, par respect pour nos lecteurs férus de chiffres, du 4 on est allé au 7 sans passer par la case 5 et 6 afin de recoller à la vérité vraie ! Tout était maintenant réparé… jusqu’à la neuvième chronique, restée figée au numéro 8… il ne restait plus qu’à enjamber le 9 pour arriver ici !
Mais, si les votes par SMS me sont favorables, rassurez-vous, quelque-soit le numéro qu’on lui donnera, la prochaine chronique retrouvera ses analyses pseudo-antagonistes… et mes excuses à ceux qui pensaient vraiment qu’on allait s’occuper aujourd’hui de chocolatine, je laisse ce genre de débat à l’Assemblée Nationale!
Michel Dupuis



