
Les Espaces de vie sociale (EVS) sont des structures (généralement associatives) qui bénéficient d’un agrément de la CAF (et des subventions qui vont avec). Il en existe vingt-cinq en Corrèze (voir la liste ci-contre).
Leurs objectifs : renforcer les liens familiaux et sociaux, promouvoir la solidarité de voisinage, impliquer les gens dans la vie sociale. Ils cherchent à lutter contre l’isolement dans les territoires ruraux. Pour cela, un seul mot d’ordre : participation ! L’EVS se doit de respecter le principe incontournable exigé par la Caf : l’implication des usagers. Avec l’EVS, chacun peut donc proposer et mettre en place une activité qui lui tient à cœur, chacun peut organiser des temps d’échanges et de convivialité, chacun peut participer aux prises de décisions de la structure. Un beau programme ! Pourtant, je remarque que cet agrément passe parfois inaperçu, car les associations qui en bénéficient sont gérées par des bénévoles, pas toujours experts en communication. Il est donc parfois intéressant de se rapprocher des EVS du coin avant de se lancer dans la création de sa propre association. Certaines manquent parfois d’idées et d’énergies… en ayant toutefois les financements pour de beaux projets !
Source : fascicule de la Caf présentant les Espaces de vie sociale (www.senacs.fr/structure/evs).
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EN CORRÈZE
de réchauffement climatique, la question des grands barrages et de leur privatisation, et des micro-centrales de production hydroélectrique, qui apparaissent parmi les pistes d’autonomie énergétique locale dans beaucoup d’endroits, et qui sont portées par différentes associations ou mairies. C’est la question de la possibilité d’avoir une bonne hydroélectricité sur le territoire et qui n’impacte pas de manière trop forte la rivière et son écosystème et permette, en même temps, d’avoir des ressources d’autonomie énergétique, de production énergétique locale. La question de la marchandisation de l’eau puisque, ailleurs dans le monde, on voit bien que la sécheresse et la raréfaction de l’eau amènent à une logique de marchandisation, avec des grands groupes qui s’accaparent la ressource. Il y a un vrai danger de ce côté-là.
– Avez-vous prévu de reconduire l’expérience ? Oui, on voudrait faire la même chose pour chaque bassin versant qui traverse la Montagne et on fera certainement quelque chose de similaire pour la question du foncier.
– Françoise, tu es dans le groupe Juridique. Comment ça marche ? C’est un groupe qui a été créé en même temps que le Syndicat donc un des tout premiers. C’est quelque chose qui existait déjà, mais de façon plus informelle. Des gens qui donnaient des coups de main sur des problèmes administratifs ou autre. On a des permanences toutes les semaines, dans cinq communes différentes et dans différents genres d’endroits. Certains sont plus à l’aise si ça se passe dans un lieu institutionnel, comme à la médiathèque de Royère-de-Vassivière, et d’autres qui préfèrent si c’est dans un endroit comme La Renouée, à Gentioux, un tiers-lieu associatif.
Il y a aussi Peyrat-le-Château, Tarnac ; et Eymoutiers, sur rendez-vous. Nous sommes trois à tenir des permanences avec une personne-ressource présente plus ponctuellement, ainsi qu’un réseau pour des sujets particuliers ou pour faciliter les rencontres avec les personnes concernées. Deux d’entre nous ont des maîtrises de droit. Moi je n’ai fait qu’une année de droit, dont j’ai gardé quelques notions et une familiarisation avec le langage juridique. Il y a finalement beaucoup de choses qu’on peut trouver seul. Nous avons aussi un petit carnet d’adresses d’avocats auxquels nous pouvons faire appel quand ça dépasse nos compétences. Mais finalement c’est rarement nécessaire. On a souvent des gens en difficulté avec les administrations, des conflits avec les assurances. Des histoires plus juridiques, aussi. Ce qui m’étonne toujours depuis le temps, c’est de voir des gens se confronter à un mur depuis des mois, baladés d’un service à un autre, sans jamais être entendus, et quand une autre personne appelle pour eux, ça débloque la situation. Les gens en face se disent-ils :« Cette personne n’est pas seule, peut-être qu’il y a des avocats derrière » ? C’est incroyable. Si vous avez besoin d’un coup de main, ou si vous voulez nous en donner, n’hésitez pas !
Pour aller plus loin : https://syndicat-montagne.org/
Campement d’été : 29, 30 et 31 juillet : • Proposition de présentations, ateliers ou activités : syndicat-montagne@ilico.org ; • Groupe Eau : eau@syndicat-montagne.org ; • Groupe Juridique : 07 84 51 14 75 – groupejuridiquedelamontagne@riseup.net.
la trousse corrézienne n °43 – 11
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