Dieu est mort, c’est un fait. Depuis, les religions se disputent la vérité. C’est une merde sans nom, ou plutôt à plusieurs. Mais elles ne sont pas seules sur le coup… Les philosophies, les journaux, les téloches, les réseaux dits « sociaux ». Tous et toutes détenteurs et détentrices de la vérité schizoïde. Pire encore, les gouvernements, familiers du mensonge, cela ne date pas d’hier, déjà le droit divin en était un sacré. En particulier du mensonge par omission. Service secret, obligation de réserve, fonds secrets, la grande muette sont autant d’attributs patents du mensonge. Avec leurs symptômes collatéraux, les Thomas Sankara, Sylvanus Olympio, Barthélemy Boganda… J’ai eu l’occasion de covoiturer « en même temps » qu’un légionnaire mongol qui racontait, en toute objectivité (sans jugement), qu’il avait eu pour mission de former, fournir et entraîner les milices d’Aqmi au Niger et qu’à l’arrivée des troupes maliennes lui et ses collègues avaient dû se cacher pour ensuite combattre très officiellement les terroristes auprès des démocrates maliens. Eh bien, ces gouvernements veulent eux aussi dire la vérité. Non seulement comme tous les oligarques en tentant de faire paraître comme universel leurs intérêts propres. « C’est à force de rabâcher des mensonges qu’on finit par imposer une vérité », écrit Charb*. Mais en légiférant contre les « fake news » comme pour affirmer que : « la vérité c’est nous qu’on l’a, dans nos hôpitaux psychiatriques publics », il était grand temps que l’État s’empare de ces questions cruciales pour notre sécurité. Enfin l’interdiction de toute cette littérature truffée de fausses histoires. En prison tous les sceptiques quant à l’existence du Père Noël. « Et en même temps » (formule schizophrène donc potentiellement vraie), un État qui punit le faux plutôt que de s’en moquer ne glisse-t-il pas dangereusement vers le fascisme ?
- lettre aux escrocs de l’islamophobie qui font le jeu des racistes.
Marto





