Sikasso, une ville du sud du Mali, est depuis plus de trente ans jumelée avec Brive. Deuxième ville du Mali, elle compte environ 350 000 habitants dans l’espace urbain et 500 000 si l’on ajoute les villages environnants qui font partie de la même juridiction.
Parallèlement à ce jumelage s’est créée une association, Brive-Sikasso, dans un but de coopération, d’échanges, et d’aide au développement. Aujourd’hui son budget est de 45 000 € par an dont 1/3 sous forme de subventions, 1/3 sous forme de dons privés (fondations, particuliers…) et 1/3 venant des activités de l’association (lotos, etc.).
Ses actions, axées sur les domaines de la santé, de l’éducation, de la micro-économie et de la culture, sont décidées de manière collective entre 4 partenaires : l’association Brive-Sikasso, son pendant malien, la mairie de Sikasso et la mairie de Brive.
Ainsi, très récemment une convention fut signée entre la communauté d’agglomération et l’association pour la construction de 3 puits dans des villages excentrés, l’accès à l’eau y étant un énorme problème.
Parmi ses réalisations les plus notables on peut citer un centre de santé dans un quartier de 15 000 habitants, aujourd’hui en activité avec des infirmières et d’autres personnels soignants, mais pas encore de médecin.
Toutefois, bien sûr, tout n’est pas rose. Ainsi une tentative de levée de fonds pour la réfection du toit d’un orphelinat s’est soldée par un échec. La somme nécessaire n’était pourtant pas démesurée : 1 500 €.
La situation actuelle au Mali ne favorise pas non plus réalisation de nombreux projets. Mais Michel Blanchet, président de l’association, que j’interrogeais sur sa vision de l’avenir, m’a répondu : « Je suis optimiste, mais l’optimisme est un combat. »
M. Georges





