Preuve que non n°1 :
le foot c’est de gauche… et écolo…
Si je ne peux pas imposer à ce canard (La Trousse corrézienne, j’entends !) les résultats de foot du week-end, c’est bien parce que mon poste (non-négligeable source de joie et d’équilibre familial si ténus soient-ils), mon poste donc, pèse finalement lourd dans la balance éthique (sic !) : ça ne peut pas exister – je veux dire : d’aimer le foot – quand on traîne sa carcasse dans les milieux du militantisme écologiste ou gauchiste ! Il faut renier son enfance et ses premiers frémissements du bas du ventre quand, bercé par le ronron nonchalant de la voix de Bernard Père, agrémentée, certes, par la propension réactionnaire d’un Thierry Roland plus dans le ton de l’événement ; bercé donc – par le ronron, soit ! Je découvrais les prémices d’une sexualité footballistique et restais désormais marqué – au fer « vert » – par cette soirée, du haut de mes six ans. Sans jamais tromper cette amante durant nos (2016 moins 1976 – Ô putain !) 40 ans de vie commune et parfois décousue (même pas avec son cousin « rugby », plus présentable mais finalement plus élitiste aussi, mais c’est un autre débat…) ; sans découchage donc, mais avec l’impression, parfois – souvent – de m’être fait berner sur la marchandise : un sport qui s’adresse (à l’origine !) à tous, donc : « populaire » ! ; un sport (à l’origine !) où le collectif prime sur l’individu mais où l’individu est indispensable au collectif (cf : dossier central, eh oui !)… Un sport, enfin (et toujours à l’origine !), qui grâce à la simplicité de ses règles, permet une complexité, une multitude de possibilités et un vrai suspens quant à son résultat : Si c’est pas un sport de gaucho ça ! (dévoyé certes, mais je retiens ce que je veux, c’est une chronique). Si vous ajoutez à cette démonstration capillotractée que Saint-Étienne joue en vert, alors…
Preuve que non n°2 :
écouter RMC, c’est de l’espionnage…
Mise bout à bout la liste des animateurs (journalistes ?) de RMC, c’est vrai qu’il n’est pas évident de trouver une once d’humanité dans les interstices de cette radio totalement décomplexée (comme Les Républicains !)… Bourdin le matin pour l’auto-satisfecit de l’auto-proclamé « rebelle » du PAF ; une tripotée de « Grandes gueules », ensuite, où les plus à gauche feraient passer Valls pour une réincarnation débridée de Louise Michel ; Brunet, plus tard, se pointe en expliquant que je suis un abruti de première si je pense ce que je pense… tout en affirmant à longueur d’antenne des théories libérales, euh… décomplexées aussi ? La cerise sur le gâteau, comme pour affirmer une appartenance que l’on avait déjà du mal à ne pas voir, c’est l’arrivée improbable de Roselyne Bachelot en pourfendeuse hypocrite – avec la veste dans l’autre sens – de la classe politique dans son ensemble, et de la gauche en particulier… Si on ajoute, pour le reste de la journée, des émissions de sport présentées par ce qu’il se fait de plus « misérable intellectuellement », vous avez un aperçu à peu près exhaustif des réalités qui nous entourent. Parce que, ne nous y trompons pas, cette radio est une démonstration par l’irréel et le vide, de la… réalité de déliquescence de nos argumentaires les plus creux et du besoin (indispensable) de repenser l’éducation populaire si l’on veut sortir de la simplification par l’absurde. J’écoute cette radio pour reconnaître ce peuple qui me semble majoritairement vouloir continuer à foncer dans le mur !
C’est condescendant et prétentieux, certes ! Ben ça prouve que je suis de gauche… Ouf !
– « C’est quand même pas comme si, en plus, j’avais mis mes gosses en école privée.
– …
– Quoi… ? »
Pluton 427





