
Mon papier ne changera rien, seulement des mots emprisonnés dans ma tête que l’écriture sans censure permet de libérer. Peut-être délivreront-ils une once de votre fureur pour en faire une lueur d’espoir d’un monde sans mouchoir. Hurler de douleur, pleurer pour s’arracher du malheur, crier son impuissance… Difficile de faire autrement quand nous faisons partie de cette aventure humaine. La souffrance sourde dans le cœur des humains. Je regarde et souffre de cette grande comédie dans tout ce qu’elle induit d’absurdités et de grotesqueries. Il faudrait inventer tout un vocabulaire pour nommer ce chaos infernal, ce grand n’importe quoi, ce bazar loufoque, cette juxtaposition d’incohérences d’une ampleur démesurée. Les journalistes ne s’en privent pas quand ils parlent d’ère macronnienne ou de jupitérisme, dans leurs pleines pages remplies d’événements phares. Les lanternes se font vessies, les balivernes vomis. Nous ne sommes plus dans la clownerie mais bien dans la clowne – risquerie tellement les forces politiques jouent gros à l’abri de leur pactole et assurance vie. Les grands illusionnistes loufoques s’affublent de traversées funambulesques au risque et péril d’écraser sous leurs grotesques derrières, les plus fragiles, ceux qui souffrent de se battre pour un monde meilleur. L’enfermement est là en prémisse aux prises de conscience que « l’enfer me ment ». Oui l’enfer créé par le pouvoir en place nous ment. Devenons les Don Quichotte des illusions du capital, pourfendons les discours mensongers par des actions concrètes de solidarité. Ouvrons-nous à la générosité. Car si tous les humains sont reliés comme des cons, que le lien qui les rassemble soit la voie d’un destin solidaire.
Je pleure toutes les larmes de mon corps. Je fais seulement le souhait qu’elles puissent arroser les graines de l’espoir.
Yoéva




