
Enquête de rue à Tulle
Un jeudi matin, j’ai eu une envie furieuse d’un Posca blanc. Souhaitant résister à l’appel de la facilité par une commande Amazon, j’ai profité d’un déplacement à Tulle pour faire un saut au nouveau rayon loisirs créatifs de ma librairie préférée. Vous imaginez le tableau, c’est seulement en acceptant l’idée de tourner dans la ville pour me garer et de marcher que j’ai pu mener à bien mon projet. Et là, bim ! Je tombe sur deux jeunes filles, bien sympathiques, qui me demandent de répondre à une courte enquête. Souvent je passe mon chemin mais là, leurs sourires avenants m’ont arrêtée. Je vous avoue qu’à leur question : « Pensez-vous qu’il manque des coins nature à Tulle ? », je me suis empressée de dire qu’il manquait plutôt des parkings et que si les gens de Tulle voulaient de la nature, ils n’avaient qu’à habiter à la campagne… Non mais quelle horreur ! J’en étais à réclamer du goudron ? Du coup j’ai engagé la discussion pour savoir quel était leur but. « On reproche à la mairie de Tulle de prendre des décisions sans connaître l’avis de la population alors ils ont passé un contrat avec notre école car les gens répondent plus facilement à des jeunes ». Ah oui comme ça on ne pourra plus dire qu’ils décident sans leurs concitoyens… Et là je me suis sentie bien penaude car on ne répond pas à une enquête posément prise au milieu d’une course…
Marylène
Débats citoyens : la parole retrouvée
L’Ouvre-Boîte, association d’organisation de débats, a réuni plus de 30 personnes le lundi 8 avril 2019, à la salle Saintangel d’Argentat.
En proposant des « outils » d’aide au dialogue : facilitateur, maître du temps, bâton de parole, les porteurs de cette initiative ont énoncé le souhait de rompre avec la parole accaparée et construire du commun autour de sujets locaux en majorité, mais aussi de questions de société. Éviter les dangers de l’entre-soi en visant des débats contradictoires.
Les participants ont de leur côté dit et redit leur désir de reprendre part à la parole publique. Les rencontres organisées dans le cadre du grand débat ont montré leurs limites dans l’institutionnalisation du dialogue, ou plutôt la mise en présence d’une sommité qui prêche un savoir absolu… De même, il a été valorisé l’exercice d’une prise de parole en public pour un développement de la confiance en soi et une construction de son discours.
Reste à souhaiter que les « sans voix » oseront à leur tour franchir le pas et s’emparer de cette opportunité.



