
Trois courts métrages assemblés autour de femmes, pleinement professionnelles et pourtant en recherche d’intégration, de reconnaissance, d’épanouissement. La caméra les suit du matin où elles se parent pour affronter la vie jusqu’au soir dans leur solitude, leurs peurs, leurs folies, leur unicité. L’une porte un hijab et étudie en histoire de l’art des tableaux de femmes nues. L’autre est aide-soignante et désire un inconnu plongé dans le coma. Le dernier volet accompagne une élue qui accueille une photo-journaliste allemande pour qu’elle découvre l’histoire de Tulle, de la « manu » et de l’usine Maugein aux déportés à Dachau. Leur attirance mutuelle est belle et naturelle. Sébastien Bailly ose filmer des scènes rares sur le plaisir féminin tout en portant un regard pudique et bienveillant sur le désir, nous faisant adopter le temps d’une séance de cinéma un regard élargi sur l’amour.
Marylène




