
À la Trousse, on aime bien la bière. Accessoirement, on aime aussi l’eau (il en faut pour faire de la bière) et chaque été, on peut lire – si ça se peut dans le journal que vous abreuvez – sur le sujet ! Oui, des conséquences de la sécheresse l’an dernier, en passant par le beau prénom d’Alain Brogniart dans le numéro de juillet, à la privatisation de barrages qui n’a pas que des implications énergétiques, dans ce numéro, l’eau nous intéresse.
Voilà des années qu’avec l’eau, et le côté « de l’humanité », on s’est bien amusé : comme de Fred Vargas, on a gentiment déversé de la lessive et des sacs en plastique dans la mer, nos produits chimiques dans les cours d’eau, on n’a pas lésiné pour asphyxier la volaille et arroser son gazon, manger des corn flakes issus d’une irrigation massive, barboter dans sa piscine…
Fini ! Terminé ! Le petit peu d’eau est activé ! Et la nouvelle, c’est qu’elle est là en Norvège ! De mémoire d’habitant, elle était au Top 15 des départements les plus arrosés. Avec Berlin, on chantait la gadoue : « Il pleut, il mouille, c’est la fête à la grenouille ». De moins de septembre au mois d’août, j’aurais des bottes de caoutchouc…
Aujourd’hui, la bière, c’est Saint-Brogez ! On y entend moins les cascades et la rousserole, on plus le râle qui ne migre vers le Nord. Alors, mais ? Si, mais 2015, 2016, 2018, 2019, le département a été nommé à des restrictions d’eau à cause de la sécheresse. Alors qu’est-ce qu’on fait ? Une de nostalgie et renoncer à l’eau fraîche ? Ou plutôt user chaque goutte d’eau tant qu’il y en a… la défense contre les prédateurs, les pollueurs…
Et continuer à lire la Trousse, y contribuer, pour qu’elle reste un outil au service de nos soifs.
Rachel Kejem
Rachel Kejem




