Un titre presque insignifiant pour ce premier roman. Ce récit écrit à la première personne du singulier vous emporte, pourtant, dans un ailleurs qui rappelle sans équivoque la Sibérie. C’est le livre des confins : confins du songe éveillé, confins de l’animalité (ou de l’humanité), confins de la civilisation, confins de la vie, confins de la terre des hommes, même. Ce livre est à la fois une ode à la nature, le chant de l’amour sauvage en des contrées peu hospitalières et une quête spirituelle à travers la mémoire de Baba, la grand-mère disparue de la narratrice. L’ordre naturel rétablit toutes choses, même là où la guerre a sévi. Une profonde inspiration.
Didier Bertholy



