
Entre la salle « Des lendemains qui chantent » et le théâtre, la Corrèze, à demi figée en ce mois de janvier, comme le public, a peut-être piégé dans son étreinte glacée quelques notes lévitées de Plaistow, des sonorités rondes du balafon de Tribeqa ou la fougue d’une flûte enchantée-déjantée sous les doigts d’une incandescente Ludivine. Ni l’aimable complicité musicale d’Hélène Labarrière et de Hasse Poulsen, ni le doigté pianistique remarquable de Didier Frébœuf n’auront suffit à donner à cette 12ème édition « Du bleu en hiver » l’étincelle, l’élan, la magie, la spontanéité qui surprennent entre un Mégaoctet un peu sûr de lui et l’Occidentale dont on dirait, l’année de ses 20 ans, qu’elle ne les a plus, justement. Une mention spéciale, cependant, à Camel Zekri et aux jeunes musiciens du conservatoire de Tulle pour « Le cercle ». Rendez-vous en janvier 2018.
Didier Bertholy





