
Low s’est formé en 1993, mais a été révélé en France en 1999 à la faveur d’une signature sur le label Kranky et d’une production par Steve Albini. Malgré des évolutions sensibles au fil du temps et des albums, malgré sa qualité et sa beauté, on avait pu se lasser de la musique du duo devenu trio étasunien. C’était mon cas.
D’évolution il est à nouveau question pour la conception et la réalisation de ce nouvel album. Et comment ! Parlons plutôt de transformation. Low a fait appel à BJ Burton pour sa production. Celui-ci mêle des apports électroniques expérimentaux à leur slowcore1. Le résultat est stupéfiant. Low est ainsi métamorphosé et pourtant parfaitement reconnaissable. L’album est paradoxalement déstabilisant et familier. La force incantatoire de leurs compositions est accentuée. C’est magnifique, envoûtant.
Probablement faut-il plusieurs écoutes pour le percevoir. L’album nécessite en effet un temps d’approche qui est récompensé.
1 – Le slowcore est une forme de rock lent et minimal caractérisé par une atmosphère grave et poignante.
Ours Noir



