
DOSSIER SOLIDARITÉ EN CORRÈZE
qui avait un pouvoir et pourquoi, et où il y avait des leviers pour changer quelque chose à la situation. On s’est dit qu’il fallait faire une invitation ouverte à tous les gens intéressés ou qui ont une expérience à partager, pour pouvoir mettre en commun tous ces éléments d’information et travailler ensemble à trouver des solutions. Et qui soient rapides, peut-être moins contraintes que certaines décisions dans le champ institutionnel.
– Comment s’est-elle déroulée, cette Fête ? Douze jours d’itinérance dans le haut bassin de la Vienne, depuis les sources de la Vienne jusqu’à Saint-Léonard-de-Noblat avec deux ou trois rendez-vous par jour : rencontre, randonnée, visite. Ceci à la centrale hydroélectrique de Faux, la centrale privée de Charnaillat, autour des tourbières de Lachaud (à Gentioux), au bord des ruisseaux… il y a eu une descente en kayak, une balade avec des ânes, etc. On avait invité très largement tous les acteurs du territoire à participer à ces moments de rencontres. Il y a eu des regards et des approches très variés (scientifique, technique, politique, historique, ethnographique, artistique mais aussi vernaculaire), avec les récits d’usagers quotidiens de la rivière, (pêcheurs, agriculteurs, randonneurs, kayakistes, simples riverains). A aussi été organisée une rencontre avec les institutions publiques qui ont en charge la gestion de l’eau sur le territoire, notamment l’Établissement public territorial du bassin de la Vienne et le Parc naturel régional. On a abordé l’impact des pratiques humaines sur la rivière, les pratiques sylvicoles et agricoles, l’importance des continuités écologiques et ce que nous pouvons faire pour les restaurer… On a parlé de l’hydroélectricité, l’impact et l’intérêt de la chaîne de barrages de Vassivière, l’ambivalence du regain d’intérêt pour l’hydroélectricité en période





