
Émilie Tesson-Hansen (Céline Sallette) travaille au service ressources humaines d’une grande entreprise au sein de laquelle chacun se doit d’être corporate, c’est-à-dire dévoué à l’entreprise, et proactive. Sa fonction : évaluation, mobilité, gestion de carrière. Elle doit « faire le sale boulot, mais […] proprement » : « réussi[r] à [se] débarrasser des salariés sans les licencier ». Elle s’avère efficace, sans scrupules : une « killeuse ».
Mais un événement dramatique se produit. Émilie est alors en première ligne, en étau entre sa hiérarchie (Lambert Wilson) et l’inspection du travail (Violaine Fumeau), et risque d’être pénalement mise en cause.
Nous découvrons à l’œuvre dans ce film les méthodes managériales appliquées dans nombre de multinationales, et qui ont par exemple conduit à la série de suicides au sein d’Orange ou de Renault. Il est donc question, selon les commentaires du film présents sur le DVD, de « collaboration » et de « banalité du mal » (Hannah Arendt).
Christophe Gibiat



