
Par CHRISTOPHE GIBIAT
Ce livre sur les dangers dont sont porteurs Google et sa société-mère Alphabet s’avère intéressant malgré quelques naïvetés. L’autrice, décrivant les activités variées de ce conglomérat, explique en quoi elles se complètent et créent le monde dont nous risquons d’être tous prisonniers. Elle dévoile le tropisme prédateur et la volonté hégémonique de la firme qui tend à gouverner nos vies et à se faire le passage obligé de toute activité économique, en étant également un acteur majeur de la folie transhumaniste. Le diable est incarné.
Par ailleurs romancière, Christine Kerdellant débute judicieusement chaque chapitre par un récit dans lequel on accompagne des personnages fictionnels. Cela rend plus concrète notre perception de la dystopie qu’ils vivent sans que les États ou la majorité des citoyens ne s’en émeuvent.
Elle rappelle qu’un moyen parmi d’autres1 de réduire l’emprise de l’ogre Google-Alphabet est de cesser d’utiliser son moteur de recherche, et cite bien sûr l’alternative Qwant. Plus largement, notamment au niveau politique, il s’agit urgemment de lutter contre la tyrannie technologique.
1 – Pour aller plus loin, lire par exemple Douglas C. Schmidt, « Les données que récolte Google » : https://framablog.org/2019/01/12/les-donnees-que-recolte-google-document-complet/.
Christophe Gibiat





