
César du meilleur Molière, dans le rôle d’Oscar, Philippe Torreton est sans conteste, un comédien merveilleux ; la preuve, il est passé par la Comédie Française, comme Molière. Mais Philippe Torreton est aussi un homme politique… Si, si !
Après avoir soutenu successivement Ségolène Royal, François Hollanche, Yannick Jadot, Philippe Torreton vient de prendre une décision, qui me paraît extrèmement adaptée à son œil visionnaire : celle de fermer sa gueule. En effet, sur Europe 1, il déclare : « Je pense que je n’écrirais plus jamais quelque chose de politique ».
Et bien écoute Philippe, ça, c’est une bonne nouvelle. Que l’espace médiatique, du Figarolloré à l’aurore Bolloréale, ne puissent plus se racheter une conscience sociale, en ouvrant leurs lignes à des pseudo-penseurs comme toi qui, (autoproclamé nostalgique de la Commune et de la guerre d’Espagne,comme tu l’évoques en t’adressant cet été, dans ta lettre ouverte à Jean Ferrat), nous assènent des leçons de civilisation en soutenant ce socialisme mou qui a éclos d’un Macron, et bien, je pense que ça, c’est une bonne nouvelle.
Marre des intellos qui rêvent de socialisme sous Hollande, d’indignation sous Vals, et de révolution sous Macron. Tu sais quoi, Philippe, fort du temps que va te laisser ton silence à venir, prépare une chambre dans ton appartement du 9eme pour accueillir une famille de déboutés du droit d’asile, tu verras que ça fait du bien, et laisse les révolutions ne pas arriver, la planète se réchauffer, et surtout, fous la paix à la guerre d’Espagne. Oui, parce que, Philipe, je te rappelle que le gouvernement français de 36, à cause des radicaux (qui me font étrangement penser à tous ceux que tu as soutenu Philippe !), ce gouvernement avait lâchement voté envers les républicains espagnols une politique de non-ingérence, c’est à dire qu’il avait choisi de laisser faire, de laisser crever la république espagnole.
Alors oui, Philippe, merci de la fermer. Et, si tu pouvais convaincre tous te potes de faire pareil, ça nous reposerait les oreilles. Tu leur dis, s’il te plaît, de foutre la paix au Conseil national de la résistance, à Lucie Aubrac, à Guy Moquet, à Manouchian, et surtout, à jean Ferrat. Parce que nous, on n’en a plus rien à foutre des figures de l’histoire que vous nous brandissez à la gueule alors même que c’est vous le plus indignes héritiers de ces noms là, vous, qui par vos positions raisonnables, vos renoncements idéologiques et vos petits arrangements contextuels, avez contribué à laisser filer le peu de bien social que ces gens là s’étaient échinés, au prix de leurs vies, à construire.
Alors oui, fermez un peu vos gueules et laissez nous réfléchir.
Ructor Vigo




