
Depuis un an, Romain consacre moins de temps à son loisir, celui de recycler les pièces automobiles en objets pratiques et toujours artistiques (des sièges, des lampes…) qui ornent son garage. En contrepartie, sa collection de vieux bidons d’huiles en métal de deux litres s’est agrandit.
C’est à la sortie de Tulle, zone du Mulatet, que Romain Vialle a trouvé un local adéquat pour son Garage Alternatif. Une passion de petit garçon, une envie de transmission mais aussi un projet longuement réfléchi et âprement défendu enfin concrétisé depuis un an.
Pas mécano de premier métier, ce bricoleur dilletant aime ce qui est cassé, pour le réparer et lui donner une nouvelle vie. Il s’est réorienté professionnellement pour ouvrir un endroit qui corresponde à ce qu’il imaginait. Au Garage Alternatif, même la salle d’attente est en récup. Avec un fil rouge : « remettre sur la route de l’emploi ». Et il n’y a pas que les véhicules de concernés, car le garage a obtenu les agréments « entreprise d’insertion » et « entreprise solidaire d’utilité sociale ».
L’idée est simple. D’une part la mécanique automobile peut permettre à des personnes éloignées de l’emploi de retrouver une activité (c’est la partie « entreprise d’insertion »). D’autre part, avoir un moyen de locomotion fiable quand on habite en Corrèze et qu’on cherche un emploi (ou qu’on veut simplement s’y rendre) est indispensable (c’est la partie « entreprise solidaire d’utilité sociale »). Ces deux agréments sont autant papivores que chronophages (c’est la partie « paperasserie ») mais le jeu en vaut la chandelle.
Actuellement, le garage fonctionne comme un garage traditionnel ; les prestations y sont exécutées par Romain ou Loïc, à des tarifs accessibles.
Or le Garage Alternatif a également pour ambition d’être participatif, et chacun pourrait s’adonner à la mécanique automobile. L’objectif est de proposer un local adapté et équipé et de transmettre des connaissances mécaniques suffisantes pour que chacun puisse gagner en autonomie (et faire des économies) sur ses réparations automobiles. Pour cette partie participative, deux possibilités sont envisagées : la location du matériel aux initiés qui ne possèdent simplement pas les outils et pour les néophytes l’accompagnement sur une réparation en mode apprentissage mécanique.
Cependant la responsabilité en terme de résultat et de sécurité quand on intervient sur un véhicule est telle que les assurances n’accordent par facilement leur confiance. Mais Romain a convaincu (et paiera une police élevée). Il reste encore à investir dans un pont et dans de nouveaux outils avant de pouvoir lancer cette activité qui ne sera pas la plus lucrative.
En attendant de pouvoir soi-même changer ses plaquettes de frein, tout le monde est bien accueilli. Grand consommateur de café, Romain propose à toute heure une tasse à ses visiteurs. Cela permet un moment d’échange et un temps de conseil.
Les véhicules sont de la même manière accueillis cordialement. Même les rougnes. Pas question d’envoyer une caisse à la casse avant d’avoir vérifié ce qui était réparable et ce qui était recyclable. Le garage récupère ainsi des vieux véhicules, qu’il remet en état quand c’est possible, et rend ensuite à la circulation. Si les frais de réparations dépassent la valeur de la voiture, les garagistes récupèrent alors « ce que la donneuse d’organes voudra bien [leur] offrir » (sic) afin de pouvoir dépanner en pièces d’occasion les clients qui n’ont pas les moyens d’acheter du neuf.
C’est donc un garage atypique engagé dans la mobilité et qui réfléchit à minimiser ses déchets, un garage avec une certaine dimension sociale – où en outre le lecteur de la Trousse Corrézienne pourra trouver son journal.
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Garage alternatif – Zone du Mulatet – 19000 Tulle
contact@garagealternatif.fr / tél. : 05 55 20 85 45
www.garagealternatif.fr
Petit rappel juridique
Pour diffuser publiquement (dans la presse ou sur internet) l’image d’un mineur identifié, il faut préalablement recueillir le consentement (écrit, c’est mieux) de ses parents. Pour s’en prémunir, les écoles font généralement signer une autorisation en début d’année scolaire.
Une image peut être une photo ou une vidéo dans laquelle l’enfant apparaît et est reconnaissable, quel que soit le contexte : vacances, événement familial, manifestation culturelle, etc.
Si les parents sont séparés, et que chacun conserve l’autorité parentale (c’est la plupart des cas, en garde alternée comme en garde exclusive), l’accord des deux parents est nécessaire.
Bip




