
Il paraît que c’est mon tour de m’y coller : admettons. Je n’ai jamais fait ça moi, un édito ! Mais quelle fierté : je nais éditorialiste !
Alors sortant mon plus beau stylo je me suis installé face à une page blanche — Et pensant au pouvoir de l’éditorialiste je suis resté paralysé.
Pensez, par exemple, à leur dernière performance, aux éditorialistes. Ils ont réussi à transformer la mort d’un chanteur de variété à succès en un événement planétaire. Mais que dis-je ? Un événement, non — L’Événement avec un grand L et un grand É.
Les trumpistes de Trump, la mort d’un académicien (à moins que ce ne soit le contraire ?) et tout le reste : à la trappe. Johnny est mort, l’actualité s’est arrêtée – Rien que ça. Et si au contraire, les fans ont mené leurs larmes ou posé leurs noms au pied de la photo de l’idole disparue. Un grand moment d’émotion, de communion comme ils ont dit après coup.
Alors je tente la plagia. Johnny aimait ! Prenant à nos vieux comptines leurs airs qui ont accompagné notre vie. Ne laissons pas les airs emmener ma maison. (Je n’ai pas fait de comparaison tant aussi aisées) Le compteur d’eau visionne toujours : il fait partie de nous.
Bon pas sûr que j’aie le même succès mais je débute et j’apprendrai.
Brice Gauthier







