
Par delà le désert et les terres brûlées, par delà l’océan qui sépare deux continents, qui sépare la terre d’origine et « l’Accident », par delà la couleur de la peau, il y a des noces juvéniles, il y a un pacte, il y a les folles illusions d’une enfance meurtrie, amputée, d’une adolescence bouillonnante qui s’érige face à « l’ère adulte » et à son hypocrisie. Il y a le rêve partagé par Habéké et Hugues. Un rêve ? Non. Laisser le monde à sa cécité, au bord de l’abîme. Sauver des êtres chers grâce à la force de l’innocence, quitter cet « Accident » égoïste et perverti et atteindre dans un ultime élan cette île, promesse d’une paix de l’âme et des origines.
On ne lâche pas ce petit roman de 165 pages. Un texte poignant, empreint de poésie, non dénué d’un humour que viennent souvent relever les tournures imagées dont le français québécois a le secret.
Le souffle de l’Harmattan, de Sylvain TRUDEL, Les Allusifs éditeur, Québec 2002
Didier Bertholy





