Nous avons vu dans l’épisode 1, comment après qu’IBM ai régné en maître absolu sur l’informatique, la naissance des micro ordinateurs (PC) , avait permis à Microsoft de prendre la main sur ce nouveau marché dès le début des années 80.
Nous voici donc au début des années 90, Atari, Amstrad,et consorts sont moribonds, et Linux encore dans les limbes. IBM est en situation de monopole ou presque, (une pensée pour BULL héros français mort au combat) et Microsoft fournit de manière tout aussi monopolistique le système d’exploitation aux PC qui se répandent à vitesse grand V. Apple a conquit une niche confortable dans les domaines de la PAO et de la photo notamment. Cet équilibre se maintiendra jusqu’au début des année 2000.
Pendant ce un nouveau monstre s’éveillait dans les labos. Les premières recherches avait commencé dans le débuts des année 60, mais il faudra attendre 1969 pour que les premiers ’nœuds’ ARPANET soit installés. L’ancêtre d’internet était opérationnel.
Il faudra attendre encore une vingtaine d’années pour qu’il s’ouvre au trafic commercial. C’est à cette époque également que sont nés au CERN les standards utilisés actuellement : HTTP, HTML, et autres URL. Internet était près à envahir le monde. Il manquait encore un navigateur graphique, ce manque fut comblé en 1990 avec WordWideWeb qui resta confidentiel. Mais en 1993 vint Mosaic capable d’afficher, texte, image, liens sur une même page : notre internet était né.
Tout comme pour les PC,quelques années plus tôt il se répandit d’abord dans les entreprises avant de toucher le grand public à partir des années 2000. Mais internet n’a que peu d’utilité sans moteur de recherche, c’est un peu comme avoir le téléphone sans avoir les numéros. Mais moteur de recherches il y eu et ce dès 1994 avec Lycos qui d’ailleurs existe toujours. Puis vint Altavista, aujourd’hui disparu, et enfin Google en 1998.
En ces temps les moteurs de recherches était des utilitaires indispensables à internet, mais à la rentabilité aléatoire. Pour assurer sa trésorerie Google fut le premier à proposer de la publicité ciblée en fonction des thème de recherche. Puis vint google mail. Une mail box gratuite et à la capacité de stockage inédite pour l’époque. La publicité étant payée en fonction du trafic le but était d’augmenter le nombre de visiteurs.
Au début des années 2000 la situation était donc la suivante. IBM n’est plus qu’un constructeur de PC parmi d’autres, et c’est recentré sur les gros systèmes, Microsoft vit des ses rentes et empoche des fortunes en licences. C’est en effet à ce moment que le PC devient vraiment un outil grand public et vendu en masses de plus en plus importantes. A chaque machine vendue, ou presque, Microsoft prélève sa dîme. Apple a gardé sa niche et y a ajouté une clientèle élitiste et aisée. Dans le même temps Google enregistre plus de 100 millions de requêtes quotidiennes mais sa rentabilité demeure précaire.
Google se diversifie alors, c’est Picasa (traitement d’image), Google Maps, Google Earth, et bien d’autres avec une caractéristique commune : la gratuité. Comment est-ce possible ? Simple ! Comme le dit un proverbe auvergnat du XV éme : « Si un service est gratuit sur internet c’est que la marchandise c’est vous »
Eh oui 3,5 milliards de requêtes quotidiennes ça en fait des données individualisées à ranger, trier, et revendre au plus offrant. De quoi s’offrir une trésorerie florissante.
Et de quoi damner le pion à Microsoft sur un nouveau marché que celui-ci n’avait pas vu venir : les smartphones. Pour cela : concevoir un système d’exploitation adapté aux écrans tactiles. C’est chose faite avec Androïd qui au passage reprends la vielle recette du Mac OS10 : Prendre un noyau Linux et faire les nœuds roses autour pour le verrouiller, rapide et rentable.
Aujourd’hui ce marché en pleine expansion est très largement dominé par Google avec Androïd, Microsoft en est presque absent malgré une tentative désespérée pour placer son Windows Phone avec Nokia.
Et, ah oui, un détail : le nombre de PC vendus diminue alors que celui des smartphones augmente.
Dans le prochain et dernier épisode nous nous intéresseront à ces réseaux dit sociaux.
Brice




