
Façonner son corps, gagner de la force, faire battre son cœur, se vider la tête, sont autant de façons de faire de la musculation à Uzerche. Le club est associatif. Ils sont 90 adhérents, de 12 à 80 ans, dont un tiers de femmes. Dans la lumière froide des néons et le rythme binaire de la dance-music, les corps poussent, tirent et râlent sur des machines improbables et de gros élastiques de couleur numérotés. Ils réchauffent l’atmosphère. Il y a en bas l’espace cardio, pour affiner la silhouette ; en haut la muscu, pour gagner de la masse. « On essaye de faire monter les femmes et de faire descendre les mecs » me confie Arnaud , le président du club. Voyez, ici les stéréotypes de genre sont combattus au même titre que le tissu adipeux, finalement seul adversaire notoire. « Nous ne sommes pas dans un club de compétiteurs, un seul adhérent en fait vraiment ». C’est familial, pas cher (120 € l’année) et ouvert tous les soirs de 17h à 20h et le samedi matin. Des temps où le souci du corps aide à oublier ceux du quotidien. Des temps partagés aussi où finalement c’est la solidarité qui parfois prend corps.
Philippe Van Assche






