
Nous avons la mémoire courte et la révolte lente. Puchol et Bollée, à travers « Contrecoups », nous replongent dans un fait divers oublié de tous. Un fait qui nous ramène, oublieux que nous sommes, à la rengaine de l’injustice sociale. A la fin du récit, des étudiants se recueillent devant une plaque figée sur le sol où il est écrit : « A la mémoire de Malik Oussekine, étudiant, agé de 22 ans, frappé à mort lors de la manifestation du 6 décembre 1986. » C’était la loi Devaquet, c’était la réponse dans la rue, c’était la cohabitation de Miterrand et Chirac, c’était les CRS à moto, l’un au guidon, l’autre au bâton, et puis Pasqua… . Le projet de loi et Malik furent enterrés en décembre 86.
John Difool




