Chez nos voisins
En Haute-Vienne, le Syndicat (SYDED) qui gère le traitement des ordures ménagères (oui, les déchets verts sont considérés comme des ordures ménagères) couvre la quasi totalité du département. Il a mis en place onze plateformes de broyage, à proximité des déchetteries où les particuliers et les collectivités peuvent venir déposer leurs déchets verts. L’association Eco-compost 87 se charge alors du broyage et l’achemine ensuite chez un agriculteur pour faire du co-compostage. Il s’agit d’incorporer le broyât au fumier pour en améliorer la qualité avant l’épandage. Ce système de valorisation ne permet pas encore aux producteurs de déchets de récupérer leur propre broyât.
Au Vigen, un horticulteur qui stocke près de 10 m3 de déchets végétaux par jour fonctionne sur le même principe. Avec la commune, ils ont décidé de monter une filière complète de revalorisation des déchets verts pour les collectivités et les entreprises. Les branches pourront être transformées en plaquette pour la filière bois-énergie. La tonte pourrait partir vers la méthanisation, et le reste pour le co-compostage.
La COP sèche sur les toilettes
La conférence sur le climat numéro 21 à Paris n’a pas retenu la proposition de toilettes sèches pour la salle de conférence des chefs d’État. Les princes ont leurs habitudes. Mais, thématique oblige, il fallait pour autant trouver une solution « écolo ». Quadrature du cercle. Les organisateurs ont opté pour un système à faible consommation d’eau. Il a été jugé plus « moderne ». Il a donc fallu se brancher sur le système d’alimentation et d’évacuation. Il a donc fallu faire cher et compliqué pour faire « écolo » sans rien changer. Une posture qui fait signe des conceptions de la modernité et des volontés d’agir.



