
Quand je dis « parking du rond-point de Souilhac », les Tullistes se repèrent facilement sans que j’aie à donner plus d’explications. J’avais donc un rendez-vous à cet endroit quand je découvre, en attendant mon ami, un panneau totem haut de 2,50 m environ, sur lequel est indiqué « parking Albert Faucher ».
Quelle ne fut pas ma double surprise d’apprendre que la place portait un nom et que je n’avais jamais remarqué le panneau qui m’en informait ! Quand je cherche à en savoir plus sur cet homme, je n’ai pas besoin d’effectuer une recherche internet car il me suffit de lire sa biographie sur la borne qui lui est dédiée.
L’office de tourisme m’indique par la suite que la municipalité a fait installer quatre autres bornes dans le même style. J’ai trouvé l’idée intéressante jusqu’à ce que j’apprenne que leur choix avait été de valoriser cinq Résistants de la Seconde Guerre mondiale. Enfin quatre ! Puisque Léon Gambetta était un avocat et homme politique de la IIIe République…
Là, c’est moi qui suis entrée en résistance : pourquoi la mairie n’avait pas choisi de valoriser cinq célébrités féminines ? J’ai recensé 486 rues dans Tulle et seulement cinq portent le nom de femmes plus ou moins célèbres : George Sand, Louisa Paulin, Marcelle Tinayre, Marie Laurent et Simone de Beauvoir. Pourquoi n’aurait-il pas été possible de leur rendre également hommage ?
L’invisibilisation des femmes dans l’Histoire n’est pas nouvelle. Pour ceux et celles qui auraient envie de comprendre ce phénomène, je ne peux que recommander le livre de Titiou Lecoq, Les grandes oubliées : pourquoi l’Histoire a effacé les femmes ?, empruntable à la Médiathèque Éric Rohmer – mince encore un homme !
Par AURORE




