
en Xaintrie Val’Dordogne ? Par MARIE-LAURE PETIT Nous sommes très contents de vous apprendre qu’il y a un projet de pôle enfance et jeunesse, en XV’D. Oui !
C’est, incidemment, en lisant le rapport du commissaire enquêteur concernant le pôle sécurité, que l’on peut lire (page 134) cette phrase dans le mémoire de la Communauté de communes répondant aux questions du commissaire enquêteur : « Il [le pôle sécurité] s’intègre parfaitement dans la stratégie d’aménagement du territoire adoptée par notre intercommunalité, notamment dans le cadre de son SCoT. J’ajoute que l’artificialisation de terrains n’est pas une solution privilégiée par la Communauté de communes. » Avec comme exemple, en dernier de liste : « Volonté de réhabiliter une partie du collège d’Argentat pour y réaliser un pôle enfance-jeunesse ». Cette information se trouve dans le magazine n° 8 de la Communauté de communes qui, pour accompagner le mouvement de réduction de la consommation d’espace, envisage, à la fin du paragraphe « la réalisation d’un pôle jeunesse dans une aile délaissée du collège ».
Sur ce territoire, les jeunes parents apprennent très tôt qu’il n’est pas simple de trouver un accueil pour leurs enfants, qu’il soit collectif ou chez une assistante maternelle. Beaucoup d’entre eux savent que la microcrèche doit effectuer une remise aux normes avant 2026, que le centre de loisirs ne dispose pas d’espace extérieur contigu et que sa surface est petite. Étrange donc qu’on ne partage pas cette nouvelle avec eux, ou par la newsletter de la Communauté de communes : « nous vous annonçons que nous allons travailler à la création d’un pôle enfance et jeunesse ». Parce qu’ils seraient sans doute ravis. Ben non rien !
6 – LA TROUSSE CORRÉZIENNE N° 46
Ce beau pays qu’est la France, qui soi-disant ne laisse de place à la souffrance, m’a gentiment reconnue « travailleur handicapé », son honneur est sauvé. Le mien ? Bafoué. Tu me mets dans la case des assistés. Parce que je fais des choix qui sont pour moi évidence, je dois souffrir en silence. Et travailler. « Bénéficiaire de l’obligation d’emploi ». C’est ça mon droit. Dans quel état ? Tu crois que ça importe pour Pôle emploi ? Tu vas me dire : Y a la Sécurité sociale, c’est d’la balle ! Haha, laisse-moi rire plutôt que de rage mourir ! Chez eux, le handicap se calcule en pourcentage, l’humain n’est plus rien, c’est bien dommage. J’en ai rien à faire de tous leurs traitements délétères, donc pour être claire, si à allocation je veux avoir droit, je n’ai pas le choix quant à la façon de prendre soin de moi. Des cachetons à avaler, des merdes à se faire perfuser, pour travailler jusqu’à en crever. C’est la proposition que l’État me fait.
Pourtant les parents sont les premiers concernés. Ils sont utilisateurs directs des services tels que le centre de loisirs et la crèche. Leurs enfants y sont accueillis. Ils sont impliqués bénévolement dans des associations, dans les conseils d’école. Et, ce sont ces jeunes ou futurs parents qu’on vise comme population à attirer lorsqu’on parle d’attractivité, ou lorsqu’on déplore la perte de classes. Un pôle enfance et jeunesse en milieu rural est un facteur clef pour leur rendre le territoire attractif.
La réflexion a commencé, sans communication. Il en a été question dans une réunion communautaire, mais sans plus. Il est préférable d’avancer d’abord aurait-il été dit. Les parents seraient-ils gênants ? Que faut-il faire pour que leur parole soit prise en compte ? On rêve d’un vrai projet réellement concerté avec les utilisateurs : des réunions partagées pour réfléchir aux finalités et objectifs, des visites dans d’autres collectivités, une vraie réflexion sur le lieu. La diversité des regards enrichit toujours les projets. Quelle crainte conduit les élus à s’en priver ?
S’il vous plait, pourrait-on vraiment co-construire avec les habitants concernés ? Maintenant ? Avant que ce ne soit trop avancé, que les choix stratégiques aient été faits ? Cela pourrait-il être, pour ce projet essentiel, l’ambition de la collectivité ?
Pourtant je leur présente un projet, qui à mes idées et ma santé correspondrait, mais formation il faut payer, j’dois d’abord prouver qu’elle est bien méritée. Et je n’ai que mes rimes pour leur faire lâcher des centimes. Je vais te dire franchement, j’en ai vraiment marre de cette machine à broyer les gens, mais je continuerai tant que je suis là d’honorer le beau et le vivant, en espérant que parfois, ce que je dis tu entends
Pour conclure, j’espère que ces mots assurent que puissante est l’écriture.





