
L’augmentation du prix de l’abonnement de 2019 à 2022 est de 67,16 % et celle du m 3 d’eau est de 40,3 %. Alors je me décide à bouger. Appel à tous les usagers : regardez votre facture d’eau 2022 ! Rappel des faits 2012 – L’association Corrèze environnement et la commission extramunicipale invitent Jean-Luc Touly (1) à participer à des tables rondes s réunions de travail avec les élus de Tulle. Un audit sera mené (2) afin que les élus se prononcent sur le futur mode de gestion, la fin de contrat avec Veolia arrivant à échéance au 30 juin 2015. 2014 – Élection municipale : le 30 mars, une nouvelle équipe est en place. 2014 (25 septembre) – Premier acte symbolique et militant avec la mise en service d’une fontaine d’eau potable au Coin des clampes. L’eau est un bien commun et chacun doit pouvoir boire gratuitement. Suite à l’audit sur la situation du réseau d’eau potable en délégation de service public (DSP), les élus ne souhaitent pas renouveler ce type de gestion. 2014 (16 décembre) – Vote en conseil municipal pour la reprise en régie du service de l’eau potable effective dès le 1 er juillet 2015. À partir de cette date les recettes augmentent fortement car, avec la fin de la DSP, la collectivité récupère ce que Veolia encaissait. Elles passent ainsi de quarante-mille à un-million-quatre-cent-mille euros/an, ce qui permet d’agir pour résoudre le problème des fuites. 2015 (16 juin) – Vote en conseil municipal d’une baisse de 3 % du prix du m 3 : 1,39 euro hors taxes (HT) ; celui de l’abonnement annuel ne bouge pas : 62,52 euros HT. 2016 – Diagnostic complet du réseau par le groupement d’études SOCAMA-Audrerie-G2C. 2018 (mars) – Le prix de l’abonnement diminue, il est désormais de 50 euros ; le prix du m 3 passe de 1,39 à 1,49 euro. C’est un message politique envers les petits consommateurs pénalisés par le prix de l’abonnement et un encouragement pour une consommation plus sobre. Il n’est pas inutile de savoir qu’à Tulle 34 % des abonnés consomment moins de 30 m 3 /an et 17 % entre 30 et 50 m 3 . 2019 (9 avril) – Le conseil municipal de Tulle se prononce pour l’adhésion au Syndicat du Puy des Fourches en totalité (production et distribution) – alors que Tulle Agglo a la gestion de l’assainissement, elle n’aura pas celle de l’eau potable. Les services du secteur Eau-assainissement avaient pourtant démontré la cohérence de la reprise de l’eau en régie par l’agglo « car ces deux compétences sont difficilement dissociables ». Un rendement de 70 % est contractualisé ! Rappelons que le réseau tulliste est désormais branché sur la Vézère, après des travaux importants (voir ci-dessous). Conséquences de l’adhésion au Syndicat du Puy des Fourches : – explosion du montant de la facture d’eau pour les usagers ; – plus d’intervention citoyenne, alors qu’en régie il existe une commission consultative de l’eau où siègent des représentants associatifs ; – abandon de plusieurs captages pour un point unique sur la Vézère. L’usine de traitement de l’eau, les canalisations sur des dizaines de kilomètres, etc., induisent des travaux au coût faramineux : dixmillions d’euros d’endettement des communes sur un total de vingtsept-millions (3) ; il devient difficile d’investir pour combattre les fuites (4) ; – qualité de l’eau mauvaise et traitements lourds (5) . Les principaux paramètres déclassants sont : la matière organique oxydable, la bactériologie, la faible minéralisation (caractéristique naturelle), les
6 – LA TROUSSE CORRÉZIENNE N° 45
Marc Laimé





