OGM et TAFTA même combat
Le 24 avril, la Commission européenne a autorisé l’importation de 19 plantes génétiquement modifiées (PGM). Cette décision a été prise suite à l’absence de majorité qualifiée lors des votes des États membres, seulement deux jours après que la Commission ait proposé aux États membres un outil supplémentaire pour interdire nationalement l’importation d’OGM. Maintenant que la Commission européenne a présenté officiellement cette proposition, elle va être discutée par les États membres et le Parlement européen. Une procédure qui pourrait s’avérer longue, celle sur la culture ayant pris quatre ans.
Entre les rouages de la mécanique décisionnelle de l’Europe et l’arsenal législatif spécifique aux OGM, il est complexe d’appréhender toutes les conséquences d’une telle décision (nous vous engageons à suivre cette actualité sur l’excellent site d’Inf’Ogm). En revanche il est clair qu’en ce qui concerne l’alimentation animale, cette décision de la Commission européenne va ouvrir un boulevard pour les fabricants d’aliments pour bétail. Le groupe Avril-Sofiprotéol, par exemple, qui est le plus gros importateur européen de soja OGM qu’il distribue notamment via sa filiale d’aliments pour bétail Sanders
Au moment où les négociations autour du TAFTA s’approchent de leur terme, cette décision constitue un signal politique fort envoyé par la Commission européenne en direction de ses États membres, des entreprises de biotechnologie et des États-Unis.
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