
La vente directe c’est bien, mais quand il faut aller d’une ferme à l’autre, bonjour le bilan carbone et le temps passé. Les supermarchés ont quand même l’avantage de réunir au même endroit une grande partie de ce qu’on cherche. Alors comment garder ce principe tout en consommant autrement ? Le supermarché coopératif pourrait être une solution. Rencontre avec Clémence Leygue qui participe à la création de Superquinquin1, supermarché coopératif à Lille.
Pourquoi SuperQuinQuin est un supermarché « coopératif » ?
Le supermarché appartient à ses clients qui en sont les propriétaires par le biais de l’achat des parts sociales. Ce sont donc les clients qui prennent les décisions importantes et font des choix sur les produits et les orientations du supermarché (sur le principe une personne = une voix). Le supermarché vise à être rentable et indépendant financièrement mais nous ne cherchons pas à dégager des bénéfices à reverser : les parts sociales ne sont pas des actions) . Les éventuels profits dégagés seront réinvestis ou utilisés pour développer des projets d’intérêt général au sein du supermarché.
Pourquoi SuperQuinQuin est-il un supermarché « participatif » ?
La majorité des tâches seront effectuées par les membres. Ça [je propose : « Ceci », ou « Ça permet »] permettant de réduire les coûts et de construire une dynamique coopérative. Par exemple, chaque adhérent consacrera trois heures par mois de travail bénévole pour assurer le fonctionnement du supermarché (mise en rayon, caisses, conditionnement des produits,…). Nous avons prévu aussi la création d’un espace de rencontre et de convivialité autour des tâches mais également d’autres projets.
Est-ce un projet utopique ?
Non, ce type de supermarchés existe déjà ! Aux États-Unis, on en trouve plus de 350 et plusieurs fonctionnent sur le principe d’un travail bénévole mensuel des clients. La plus connue est la Park Slope Food Coop à New-York créée en 1973 qui compte aujourd’hui plus de 16 000 membres. En France, cinq autres projets au moins sont en cours : Supercoop à Bordeaux, Chouette coop à Toulouse, Otsocop au Pays Basque, la Cagette à Montpellier et La Louve à Paris, en passe d’ouvrir. Il existe également un projet à Bruxelles, Bees coop. Nous travaillons en lien avec ces projets.
On entend souvent que ce type de projet n’est pas créateur d’emploi. Comment vous positionnez vous par rapport à ça ?
Nous pensons au contraire que ce type de projet participe au maintien de l’agriculture paysanne et soutient des producteurs locaux en privilégiant le circuit court et en rétribuant les producteurs à un juste prix. Les expériences précédentes, notamment aux États-Unis, prouvent que cela redynamise le territoire d’implantation du supermarché. Superquinquin sera situé à Fives, qui est un quartierr très populaire de Lille. Et puis tout le travail ne sera pas entièrement réalisé par les clients-membres. À ce stade, quatre Équivalent Temps Plein sont envisagés pour faire fonctionner le supermarché, organiser le travail bénévole, etc.
Quels seront les produits vendus et les prix pratiqués ?
Tous les produits nécessaires [je propose de supprimer ce mot, c’est redondant] de consommation courante comme dans tout supermarché.
Il s’agit de pouvoir faire ses courses dans ce supermarché [je propose « ici », trop de répétition du mot supermarché] comme on le ferait ailleurs. On trouvera aussi des produits qu’on ne trouve pas dans d’autres supermarchés puisque l’on privilégie les producteurs locaux ou petits producteurs, certains produits seront bio, etc. Il s’agira de choisir quelques 3000 références pour les rayonnages du supermarché [ je propose de remplacer par « de »] SuperQuinquin. Grâce au travail de tous, ce sera 20 à 40 % moins cher pour les produits que l’on préfère.
Il s’agit d’obtenir les « meilleurs prix » sur des produits de qualité de consommation courante. SQ [je propose « SuperQuinquin »] ne cherche pas à faire des bénéfices mais à être viable économiquement et accessible au plus grand nombre. Ainsi nous comptons pratiquer une marge fixe de 20% sur les produits (contrairement aux supermarchés classiques où celle-ci est variable selon les produits). On travaille actuellement sur le modèle économique, il nous faut être 1500 membres pour que cela fonctionne.
À quand l’ouverture ?
La coopérative a été créée en juin et a donc commencé à recruter des adhérents. On est en train de louer un local transitoire pour ouvrir le supermarché transitoire [je propose de supprimer] dès janvier 2017. On devra faire quelques travaux d’aménagements d’ici là.
Encadré
Plus d’info
Film documentaire « FOODCOOP » http://www.lardux.com/spip.php?page=article&id_article=529
Sortie prévue en octobre
Des projets en France et ailleurs
GOOD COOP à Lyon http://www.goodcoop.fr https://www.facebook.com/Good-Coop-Supermarché-collaboratif-214788945524752
SUPERCOOP à Bordeaux http://www.supercoop.fr Facebook : https://www.facebook.com/Supercoop-Bordeaux-586949518072199/
LA CAGETTE à Montpellier lacagette-coop.fr
LA CHOUETTE COOP. à Toulouse lachouettecoop.fr
OTSOKOP au Pays Basque
BEES COOP à Bruxelles http://bees-coop.be/
Slope Food Coop à New-York
Accès Drive Intercoop : https://drive.google.com/open?id=0BxpAi9a0EwdIaXl0Y3FXSjlpbmc
MONTPELLIER
la cagette Contact : contact@lacagette-coop.fr Site Web : lacagette-coop.fr Antonin Molino molinoantonin@gmail.com
TOULOUSE
La Chouette Coop. site : lachouettecoop.fr
BIARRITZ/BAYONNE/ANGLET/BIDART/ST JEAN de LUZ
www.otsokop.com
Julie Devès




