
surveillance:// de Tristan Nitot (C&F, 2016)
Par CHRISTOPHE GIBIAT
Ce livre traitant de la vie privée sur Internet est adapté au néophyte grâce à sa clarté et sa facilité de lecture. S’il s’attarde aussi sur la surveillance étatique, Tristan Nitot rappelle qu’une entreprise informatique à but lucratif, et dont les ressources financières sont issues de la publicité ciblée, utilise forcément les données personnelles et s’efforce d’en capter le maximum. Évidemment, considérant cela, Google et Facebook apparaissent comme les principaux ennemis lorsqu’on tient au respect de sa vie privée. S’il est aisé d’éviter le second (existe par exemple Diaspora*, réseau libre et décentralisé), il l’est moins pour le premier. L’auteur explique cependant les règles d’ « hygiène » de base : exclure le moteur de recherche éponyme, Chrome, Gmail, etc., et des astuces telles l’ajout de quelques extensions. Il prône bien sûr le logiciel libre.
Cependant, les options sont très limitées lorsqu’il s’agit de l’ordiphone. Votre Samsung ou LG (fonctionnant avec Android) est surtout un appareil Google, puisque le recours aux services de cette firme prédatrice est souvent impératif. Apple apparaît alors sur ce point comme un moindre mal car l’entreprise se distingue sur un point fondamental : elle ne vit pas de la vente de nos données personnelles. Demeure que la possession d’un tel gadget est par définition superflue. Mais l’auteur, technophile, ne va pas jusque là…
→ Note à la rédaction : le * à côté de Diaspora fait partie intégrante du nom. Il ne s’agit donc pas d’un renvoi vers une note oubliée…
→ Les parties en caractère gris clair peuvent être supprimées si c’est utile.
Ours Noir




