Quand les mauvaises se cachent, les bonnes pavent l’enfer. Et l’enfer de l’assemblée doit être pavé de diamants à en rendre jaloux les dieux. Ça brille tellement que ça frise le kitch. On n’avait pas vu enfer si bien pavé depuis l’adolescence d’un romantique. L’ingénuité en marche, qui promeut l’état d’urgence au rang de morne et transpose le monde du travail au pays des bizou-nours. L’armée des bonnes cultures, avec ce qu’il faut d’impérialisme humanitaire. Qui attendent le messie mais qui libèrent toujours Barabbas à la fin. Tout bien digéré. L’importance des marchés. La ressource humaine comme principale charge, que même l’environnement c’est de sa faute. Libérer la croissance non d’une pipe! Doubay, Doubay. plutôt payer les passeurs pour qu’ils deviennent douaniers, que d’entraver le développement des fleurons de l’industrie française. Dasseau, Areva, total et consort c’est de l’emploi ! Et puis c’est quand même là-bas que la main d’œuvre est la moins chère, alors si ils viennent tous ici, bin, là-bas ce sera le plein emploi. [« Et les marchés ont horreur du pleine emploi » …] Si, si je l’ai entendu à la radio chez ce gauchiste de Mermet. C’est un banquier qui disait ça. Les banquiers sont des gens sérieux, la preuve c’est presque les derniers à porter une cravate, si c’est pas sérieux ça. Ça se rase un banquier. Ça pave pas l’enfer comme un ministre barbu, ou un chevelu arachnophile. Ça a les idées claires. Ça suit la filière scientifique, d’habitude. Un banquier c’est fort en maths. Et en même temps, ça a des intentions précises, cachées mais sérieuses. D’ailleurs Jupiter ne serait-il pas banquier, par hasard? Grand bien nous fasse.
Ces omissions de Machiavel, qui nous rendent aimable de descendre au jardin, par pitié, montrez-les nous ! C’est pas la taille, elles le disent toutes. Et, en même temps.
Marto





